Bonne nouvelle dans le secteur industriel à Rennes. Le sous-traitant Talendi, qui emploie 410 salariés dont 315 en situation de handicap, annonce, ce mardi 1er septembre, sa sortie du redressement judiciaire. « C’est le résultat de nombreux mois de travail. Nous n’avons jamais imaginé qu’il puisse y avoir une autre sortie que cette issue positive », se félicite le directeur général, Damien Quillet. « Nous avons été très bien accompagnés par nos partenaires, avec également un important soutien des collectivités territoriales et de nos clients », poursuit le dirigeant, qui souligne « l’engagement des équipes », pour lesquelles « cette étape a été un exercice difficile ».
Longtemps connu sous le nom de Bretagne ateliers, Talendi a été confronté à partir de 2024 à un ralentissement de ses marchés (automobile, ferroviaire, aéronautique…) et au retournement global de la conjoncture. Entre 2023 et 2024, son chiffre d’affaires est passé de 18 M€ à 15 M€, entraînant le placement de l’entreprise en procédure de sauvegarde en avril 2025 puis en redressement judiciaire en juillet suivant.
Fermeture d’un site dans les Côtes-d’Armor
Sous l’égide du tribunal de commerce de Rennes, Talendi a engagé une profonde restructuration. « Nous avons beaucoup travaillé sur notre structure de coûts afin de rééquilibrer notre exploitation », explique Damien Quillet. Pour réduire les coûts, le site de Trégueux (22), près de Saint-Brieuc, a été fermé à l’automne 2025 et l’activité a été recentrée sur les trois établissements du bassin rennais (la Janais, la Touche Tizon et Saint-Erblon). « Avec le soutien précieux de l’ARS [Agence régionale de santé], 12 travailleurs de l’ESAT [Établissement et service d’accompagnement par le travail] des 3 Vallées à Trégueux ont été accompagnés vers d’autres structures médico-sociales », indique Talendi dans un communiqué.
En parallèle, un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) a été mis en place, conduisant à la suppression de 66 postes fin septembre 2025, et les départs non contraints n’ont pas été remplacés. L’effectif ressort aujourd’hui à 410 salariés, contre 500 avant la réorganisation.
Un début 2026 encourageant
Selon Damien Quillet, les premiers résultats de la réorganisation sont là et « permettent de repartir à la conquête du marché et de nouveaux clients avec une structure plus robuste […] Le premier semestre 2026 est plutôt bon en termes de chiffre d’affaires et de résultat ». C’est ce qui a convaincu le tribunal de commerce de valider la sortie du redressement judiciaire, moyennant un plan de continuation de dix ans
Pour l’ensemble de l’année 2026, le chiffre d’affaires est attendu « autour de 16 M€-16,5 M€ » grâce à un léger rebond du secteur automobile (premier marché de Talendi, représentant environ 35 % de l’activité) et surtout grâce au ferroviaire et à l’aéronautique. Deux secteurs qui, avec d’autres leviers de croissance comme l’énergie ou l’économie circulaire, devraient monter en puissance dans les prochaines années, face à la baisse attendue de l’automobile.