Véronique Famin, 48 ans, professeure des écoles habitant Mallemort, s’est lancée cet été dans une aventure en solitaire : 20 étapes à vélo, 740 km entre Mallemort et Bordeaux, avec pour compagnons son vélo, quelques affaires et une furieuse envie de prendre la route.
« Une envie furtive qui se transforme en besoin pressant… Je pars à vélo. Pour aller un peu loin… seule ». C’est ainsi que Véronique Famin raconte, sur son blog, le début de son aventure. Le vendredi 24 juillet, à 6h15, elle quitte son domicile avec son VTT chargé d’environ 10 kg.
20 étapes avec son VTT chargé de 10 kg d’affaires
Dans ses sacoches : un tapis de sol, une tente, quelques vêtements, le nécessaire d’hygiène, une batterie externe, des livres et son ordinateur. De l’eau. Et, pour grigris, des cadeaux d’élèves. L’essentiel, rien de plus.
Tout au long de ces 20 étapes, les kilomètres vont défiler au rythme de ses coups de pédale. Eyragues, Saint-Gilles, Montpellier (sa ville natale), Capestang, Trèbes, Bram, Toulouse, Valence-d’Agen… jusqu’à Bordeaux, destination finale. Une découverte du territoire, et une immersion dans l’univers cycliste que Véronique ne soupçonnait pas. « Je ne pensais pas qu’il existait autant de voies cyclables près de chez moi ».
4h30 de vélo tous les matins
Chaque matin, le réveil sonne à 5h30. « Ma rigueur est mon pilier », sourit-elle. Une organisation qui lui permet de profiter pleinement des premières heures de la journée. « Pendant environ 4h30, j’étais sur mon vélo. Et le matin, les pistes étaient désertes. Il y avait une ambiance particulière, une atmosphère, un contact, une connexion avec tout ce qui m’entourait ».
Au fil des kilomètres, la cycliste solitaire découvre une nature généreuse : couleurs, senteurs, silences. Les rencontres animalières ponctuent également son parcours. Et il y a aussi les rencontres humaines. Avec des cyclotouristes, des voyageurs au long cours et le personnel des nombreuses écluses qui jalonnent le parcours.
Certaines sont historiques, d’autres particulièrement accueillantes, tandis que quelques-unes semblent avoir été laissées à l’abandon. Toutes racontent à leur manière l’histoire du canal.
L’après-midi, place à la découverte
À partir de 11h, Véronique range le vélo et prend le temps de vivre autrement les lieux traversés. Lecture, sieste, rédaction de son blog… Elle profite également des bibliothèques, des terrasses de café et des espaces de détente.
Pour les nuits, l’aventurière privilégie les campings en bordure du canal où, lorsque la météo le permet, elle aime à dormir à la belle étoile. Partie sans préparation, Véronique est arrivée au terme de son périple avec une certaine fierté, et beaucoup de gratitude. « J’ai été portée jusqu’au bout de mon périple », confie-t-elle, évoquant notamment l’entraide rencontrée dans les trains du retour.
Mercredi 12 août, en fin d’après-midi, elle a retrouvé la gare de Lamanon pour les derniers coups de pédale jusqu’à Mallemort. Ceux qui bouclent une aventure de 740 km, mais surtout une expérience riche de découvertes et de rencontres. »Il y a tant de façons d’être sur le chemin… Ce qui est beau c’est d’en être ! », résume la cycliste.
Véronique Famin a décidé de partir sur un coup de tête. ©Véronique Famin.