La catastrophe survenue au Népal bouleverse particulièrement Yves Laval, président de Saint-Chamond Espoir. Depuis quinze ans, l’association travaille avec des villages de montagne du pays, notamment pour faciliter l’accès à l’eau, et entretient des liens étroits avec plusieurs habitants.

La vallée touchée par la catastrophe, le président la connaît bien pour s’y être rendu l’an dernier, l’hôtel dans lequel il résidait a totalement disparu : « Ce sont des endroits qu’on connaît bien. Toutes ces familles… ça fait mal au ventre, je n’ai pas les mots », confie-t-il.

« Nous achetions du matériel dans une rue qui a disparu en deux secondes »

Saint-Chamond Espoir intervient principalement dans des villages de montagne qui n’ont pas été touchés par la catastrophe. Mais le président s’inquiète pour de nombreuses personnes qu’il connaît et qui travaillent dans la vallée sinistrée : « Nous achetions notamment beaucoup de matériel pour les écoles dans une rue située au-dessus de Trishuli, qui a disparu en deux secondes ».

Parmi les personnes dont l’association est sans nouvelles figurent des cuisiniers qui accompagnent le groupe : « Ce sont des gens des villages de montagne qui viennent travailler dans la vallée. Nous n’avons aucune nouvelle d’eux, pas plus que de plusieurs porteurs portés disparus », témoigne Yves Laval.

L’association reste en contact avec plusieurs Népalais référents pour Saint-Chamond Espoir, avec lesquels elle travaille et qui étaient encore à Saint-Chamond début juillet. Ils transmettent les informations dont ils disposent sur la situation et l’aide apportée par les autorités.

Bientôt une collecte de fonds, mais attention aux arnaques

Face aux besoins qui s’annoncent considérables, Saint-Chamond Espoir prépare déjà une collecte de fonds, qui devrait être mise en place rapidement : « Il manque tellement de choses… On va aussi organiser un spectacle à leur profit. »

Mais il appelle toutefois à la prudence concernant les dons : « Actuellement, il faut faire très attention où on envoie l’argent, car il y a beaucoup d’arnaques. Dans un premier temps, il faut collecter des fonds, mais les envoyer maintenant ? Comment ? À qui ? Il est nécessaire d’avoir des gens de confiance sur place. Nous avions prévu d’y retourner en 2027 pour continuer notre projet d’acheminement de l’eau. On y partira peut-être avant. »