Le jardin thérapeutique dispose d’un bassin avec des poissons, d’un potager, de plantes aromatiques, à disposition des résidents. – © Laurie Joanou
Le centre hospitalier universitaire (CHU) de Saint-Étienne a inauguré, ce 1er septembre, le jardin de soins et de santé du pavillon Yves Delomier, sur le site de Bellevue. Pensé comme un espace thérapeutique, ce jardin doit contribuer au bien-être des 161 résidents de l’unité de soins de longue durée (USLD).
Le projet s’inscrit dans le projet d’établissement du CHU, qui entend développer des approches innovantes pour améliorer la qualité de vie des patients grâce à des techniques non médicamenteuses stimulant leurs capacités cognitives, motrices et sensorielles.
Un investissement de 30 000 euros pour ce jardin à vocation thérapeutique pour les résidents
Dans ce jardin, les résidents qui en ont les capacités, accompagnés de leurs proches s’ils le souhaitent, peuvent circuler tout au long de la journée et au fil des saisons. Ils peuvent aussi renouer avec des gestes simples du quotidien : cueillir des fruits pour en faire des confitures, faire pousser des melons, grignoter des framboises, ramasser des fleurs ou encore observer les plantes et leur évolution au fil des saisons. Le jardin a notamment été pensé pour permettre aux résidents de retrouver un contact direct avec la nature, en faisant appel à leurs sens.
« C’est aussi un lieu agréable pour les familles. C’est important d’avoir ce genre d’espace qui ouvre sur l’extérieur plutôt que de rester dans une chambre devant une télévision », souligne docteur Monique D’Hautefeuille, l’un des trois médecin de l’unité ouverte sur le site de Bellevue en 2018.
Un projet lié au diplôme universitaire Santé et jardin
Le projet a vu le jour grace au soutien financier de l’association Animation et Familles, du Rotary Club des Trois Vallées et de Groupama. Porté par le CHU, il a nécessité un investissement de 30 000 euros. Le site est également labellisé « Refuge LPO », favorisant la présence et la protection des oiseaux.
« C’est un projet qui a démarré il y a trois ans, en lien avec la mise en place du diplôme universitaire Santé et jardin à la faculté de santé », précise Catherine Riboulet, animatrice. Elle fait partie des deux professionnels du pavillon Yves Delomier qui ont bénéficié de cette formation diplômante d’un an.