Le festival de musique électro Enjooy attend 12 000 personnes pour sa nouvelle édition le 19 septembre près de Montpellier. Porté par des artistes comme Mosimann ou Trinix, l’événement propose des billets d’entrée à 30 € et quatre scènes d’animations. Une offre accessible visant l’équilibre financier.
Dans un paysage événementiel montpelliérain où les festivals doivent composer avec des coûts en hausse, des publics plus difficiles à capter et une concurrence toujours plus forte, l’Enjooy Festival détonne.
Pour sa nouvelle édition à Maurin (Lattes), le 19 septembre, avec des artistes tels que Mosimann, Trinix ou encore Yann Muller, l’événement espère franchir un nouveau cap avec près de 12 000 festivaliers. Un objectif qui témoigne, selon ses organisateurs, de la place désormais prise par le rendez-vous dans le calendrier montpelliérain. « Les ventes se passent très bien, on est largement en avance sur l’année dernière », se réjouit Lucas Illy, 25 ans, cofondateur de l’Enjooy.
Une progression qui permet au jeune festival de nourrir une ambition désormais clairement affichée : devenir un acteur culturel incontournable à Montpellier.
« Notre proposition est différente »
Le festival veut ainsi sortir de l’image de festival étudiant qui lui collait aux premières éditions. Si les partenariats avec les associations étudiantes restent nombreux, le public s’est élargi. « Aujourd’hui, on a aux alentours de 30 ans de moyenne d’âge. Ça montre vraiment qu’on a une clientèle beaucoup plus large et que les gens commencent à nous apprécier », estime-t-il.
Pour continuer à attirer, le festival mise sur une formule qui dépasse largement la seule programmation musicale. Quatre scènes seront installées cette année : une scène principale, une Boiler Room, un espace dédié à la hard techno et une quatrième scène surprise.
Mais l’Enjooy veut surtout vendre une expérience. Vingt-cinq food-trucks, une fête foraine, un surf mécanique, un laser game ou encore un airbag permettant de sauter depuis dix mètres : les activités se multiplient autour des concerts. « Notre proposition est différente des autres », défend le cofondateur.
Tout se fait en interne
L’organisation insiste également sur un point dans un contexte où l’expérience des festivals peut être marquée par les longues files d’attente : la fluidité. Bars et sanitaires ont été dimensionnés pour limiter au maximum l’attente. « Chez nous, tu ne fais pas la queue aux toilettes, quand tu veux manger ou boire une bière », assure Lucas Illy.
Le tout avec un prix volontairement contenu avec des billets avoisinant les 30 €. « On est deux fois moins cher que la concurrence », avance-t-il. Une stratégie qui a un coût : les bénéfices ne sont pas encore au rendez-vous. « Les premières années, on n’a pas gagné d’argent. Cette année, on est à l’équilibre, mais on ne sait pas encore si on va en gagner. »
Huit personnes travaillent sur le projet et une grande partie des compétences est internalisée. « On n’a pas d’agence de communication. La direction technique, le design et la réflexion sur les scènes, c’est nous aussi. » Dans un contexte où chaque événement doit désormais trouver sa recette pour exister, l’Enjooy semble avoir trouvé la sienne : élargir son public, multiplier les propositions et maintenir des tarifs accessibles.