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À Toulouse ouvre ce mois-ci l’une des 85 premières unités judiciaires à priorité éducative (UJPE) de France. Ce nouvel établissement pour mineurs délinquants pourra prendre en charge douze jeunes de 14 à 21 ans grâce à 22 professionnels dédiés pour remplacer notamment les centres éducatifs fermés. Voici ce que l’on sait.
Toulouse aura son UJPE, un nouvel établissement fermé pour mineurs délinquants. Cela doit servir d’alternative à la prison. À compter du 1er septembre 2026, 85 unités judiciaires à priorité éducative (UJPE) de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) ouvrent leurs portes sur l’ensemble du territoire français. La création des UJPE a été annoncée en novembre 2025 par le ministre de la Justice Gérald Darmanin, afin de transformer « en profondeur le modèle de prise en charge » des mineurs délinquants condamnés.
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Ces établissements ont vocation à remplacer les centres éducatifs fermés (CEF) et les unités éducatives d’hébergement collectif (UEHC) ; « ces deux modèles ne correspondaient plus suffisamment à la réalité », précise la Chancellerie.
Trois priorités : éducation, santé et sécurité
Les UJPE « proposent un accompagnement éducatif intensif, structuré et individualisé ». L’objectif : « favoriser l’engagement du jeune dans son parcours judiciaire, de construire un projet d’insertion et de prévenir la réitération des infractions », explique le ministère de la Justice. Chacun d’entre eux disposera « d’un emploi du temps individuel hebdomadaire adapté à ses besoins, défini à partir d’une évaluation et de ses compétences, notamment scolaires ».
L’établissement toulousain existait déjà sous une autre forme
L’UJPE de Toulouse sera bien inaugurée fin septembre, précise le ministère à La Dépêche, « il s’agit de la transformation de l’UEHC de Toulouse – laquelle a été totalement rénovée en 2024 ». L’UJPE de Toulouse (ex-unité éducative d’hébergement collectif La Cale) pourra accueillir 12 jeunes (filles et garçons) âgés de 14 à 21 ans. « Cet établissement compte une équipe pluridisciplinaire de 22 professionnels, dont un professeur technique et un infirmier ». La grande majorité des mineurs placés « devraient être issus des cinq cours d’appel couvrant l’Occitanie ». À terme en France, 123 unités judiciaires à priorité éducative seront ainsi déployées d’ici 2028.