Jules Catil a bien achevé son Tour des Landes, ce dimanche. Sur la dernière étape, le coureur du Team 31 Specialized est parvenu à s’imposer au terme d’une journée bien mouvementée. « Le plan était d’en mettre un peu partout. On a vu que les gars des Bouches-du-Rhône étaient les plus costauds, en plus ils avaient fait une bonne place le matin au chrono par équipe. On s’est dit qu’il fallait essayer de lancer la course et essayer de prendre de l’écart sans avoir des gars de cette équipe devant ». Mission accomplie. « On est partis avec deux de mes collègues, Aloïs (Sommer) et Florian (Stéphan). Mais le groupe ne s’entendait pas très bien parce qu’on était quand même pas mal devant ».
Dans ce groupe fleuve, il a donc fallu un écrémage pour trouver un peu de discipline. Et de nouvelles attaques à moins de 40 kilomètres du but ont relancé la course. « On ne s’entendait pas très bien mais on a quand même réussi à maintenir de l’avance ». Puis Romain Courtin, du Stade Toulousain, a tenté une attaque dans le dernier GPM. « J’ai eu les consignes de mon staff d’attaquer, et faire en sorte de ne pas avoir de mecs de Villemur car eux aussi étaient bien placés ». Jules Catil s’est alors exécuté. « Je me sentais bien, j’ai rattrapé le coureur du Stade Toulousain qui était devant et au final on est parti en groupe et c’est allé au bout ». Mais il y avait bien des coureurs de Villemur aux avant-postes, à savoir Mathias Raujol et Nolann Garnier.
« LA VICTOIRE ÉTAIT TOUJOURS DANS UN COIN DE MA TÊTE, SANS QUE ÇA NE FONCTIONNE »
Heureusement pour le Junior 1, il est quand même parvenu à imposer sa pointe de vitesse. « Au sprint c’était vraiment dur, le dernier kilomètre est monté vraiment fort avec les deux coureurs de Villemur, et au sprint j’ai réussi à régler mon groupe donc je suis très content ». Sur ce terrain difficile, Jules Catil est comme un poisson dans l’eau. « C’est quelque chose que j’apprécie bien, les bosses avec le lactique, les bosses raides en sprint… Je sentais que je pouvais faire une bonne place ». Mais après une chute au GP André Noyelle, sa saison avait été perturbée et son programme bien amputé. « La victoire était toujours dans un coin de ma tête, sans que ça ne fonctionne, mais là j’ai réussi. Pour la fin de saison c’est vraiment très bien ».
Sa fin de saison s’inscrira notamment à la Classique Puisaye-Forterre, en Coupe de France. « Après je couperai, et le cyclo-cross, c’est terminé pour moi. C’est un choix de ma part comme ça je réattaque bien la saison 2027 sur route ». Vainqueur cette année en Coupe des Nations, sur le Tour de Castello, Jules Catil veut confirmer en Junior 2. « Mes objectifs, c’est quand même de faire des bonnes places et des victoires sur les courses UCI. Les courses comme celle-là, c’est assez rapide et quand même compliqué avec des petites bosses casse-pattes sur tout le parcours. Puis après j’arrive à bien me débrouiller sur un peu tous les profils de parcours ». Reste maintenant à continuer de le prouver.