Pas question d’arriver en retard en ces premiers jours de rentrée où quelque 360 000 scolaires de l’académie de Nancy – Metz reprennent le chemin des cours. Mais mercredi 2 septembre, tout ne s’est pas déroulé comme prévu pour plusieurs dizaines d’entre eux restés à quai dans les gares de Blainville – Damelevières et plus particulièrement à Varangéville. Des usagers qui espéraient monter dans le TER 835 802 en provenance de Remiremont et à destination de Nancy.

« Bloqués au niveau des portes »

« Un train vieillot, totalement sous-dimensionné par rapport à la très forte fréquentation prévisible en ces jours de rentrée », estime Patricia. Habitante de Bayon, elle est une habituée de la ligne depuis une dizaine d’années. « Je descends à Nancy et je reprends un bus du réseau Stan pour arriver sur mon lieu de travail, à Essey-lès-Nancy. » Pas de voiture pour la Bayonnaise, « question d’écologie, et puis dans le train je peux lire et me détendre ». Enfin, pour la détente, il aurait fallu prendre le suivant…

« J’ai pris le 7 h 10 à Bayon et j’ai eu la chance de m’asseoir, mais à Varangéville, environ une cinquantaine de jeunes n’ont pas pu monter à bord, faute de place », poursuit la voyageuse. « Certains se sont retrouvés bloqués au niveau des portes comme dans un wagon à bestiaux ! Le train a d’abord été annoncé avec 15 minutes de retard en raison de l’affluence, puis c’est passé à 30 minutes du fait d’une intervention des forces de l’ordre. Il a finalement quitté la gare avec près d’une demi-heure de retard. » En laissant à quai des voyageurs désabusés. « J’avais de la peine pour eux », assure Patricia. Pour la sexagénaire, « le service rendu par la SNCF se dégrade et questionne sur l’organisation en ce pic de fréquentation ».

« Un train hors d’âge et trop petit »

Pour ce Spinalien, « ce train hors d’âge était également trop petit et le fait de ne pas pouvoir embarquer impacte fortement la vie des gens, pour beaucoup, des habitués tenus par des horaires de cours , de travail… » Sans parler des correspondances… Sandrine, elle, se rendait à Metz au départ de Nancy , à 8 h 20. « J’ai vu que beaucoup de trains étaient annoncés en retard, pour la plupart en provenance des Vosges », explique la Nancéienne, qui s’est inquiétée à l’annonce sonore faite en gare de Nancy, mentionnant que le trafic était perturbé « en raison d’une intervention des forces de l’ordre », sans davantage de précisions.

Une intervention de police à qui le transporteur ne peut tout de même pas imputer la totalité du retard ni le fait que ce TER — un modèle Z 11 500, l’un des plus vieux du parc — ait pris le visage d’une rame de métro parisien à l’heure de pointe. Les policiers du commissariat de Dombasle se sont bien rendus en gare de Varangéville à la demande des agents SNCF. Pour faire débarquer un usager de ce “TER-boîte à sardines” qui s’était frayé, en force, un espace avec son VTT. Sans endroit prévu ni accessible pour positionner le deux-roues en sécurité.

140 places au lieu de 280 « en raison d’une panne »

Contactée, la SNCF explique, via son service communication TER Grand Est, que le TER en question, au départ de Remiremont à 6 h 14 pour une arrivée à Nancy à 7 h 37 (il arrivera à 8 h 02), « était prévu à deux matériels (NDLR : deux locomotives), soit quatre voitures pour 280 places assises ». « Mais un matériel est tombé en panne et l’autre a dû partir seul, avec 140 places. Il n’y a pas eu de souci jusqu’à Varangéville et sans cette panne, avec quatre voitures initiales, il n’y aurait pas eu de problème », assure le transporteur, sans pouvoir quantifier « le nombre de personnes qui n’ont pas pu monter à bord ».

Avis aux voyageurs : ce jeudi 3 septembre, quatre voitures sont annoncées.