RFI – Radio France Internationale. En direct de Paris, il est 18 heures.

Le Journal en français facile.

Adrien Delgrange.

Bonjour à toutes et à tous.

Soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition du Journal en français facile.

Voici les titres du mercredi 2 septembre :

« L’attaque aurait pu faire des morts. » Après l’Allemagne hier, c’est l’Union européenne aujourd’hui, par la voix d’Ursula von der Leyen, qui dénonce les agissements de la Russie dans l’aéroport allemand de Leipzig.

Emmanuel Macron est attendu à Londres d’un moment à l’autre, accueilli par le roi Charles III, pour, notamment, visiter l’exposition de la tapisserie de Bayeux.

Dans ce journal, aussi, la polémique en Thaïlande sur le débarquement de 5 000 militaires américains dans la station balnéaire de Pattaya.

Et puis, enfin, nous reviendrons sur la disparition de Jean-Paul Rappeneau. Le réalisateur français est mort, aujourd’hui, à l’âge de 94 ans.

À l’unisson, de manière unanime, d’une même voix. Allemagne, Union européenne, Otan et les États-Unis mettent en cause la Russie dans l’affaire dite de l’aéroport de Leipzig, où, au mois d’août dernier, un drone chargé d’explosifs a été retrouvé près de cet aéroport allemand. Incident que les autorités allemandes ont déjà officiellement attribué hier à la Russie. L’Union européenne réagit à son tour. Présente, aujourd’hui, aux côtés du secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, parle d’un nouveau cap franchi.

« Cette attaque aurait pu causer d’énormes dégâts et, même, coûter des vies humaines. L’épisode de Leipzig marque le début d’une nouvelle escalade sur le sol de l’Union européenne. Elle s’inscrit, aussi, dans un contexte général d’incidents extrêmement dangereux attribués à la Russie. Les Européens sont face à cette réalité : c’est une nouvelle norme. Nos infrastructures du quotidien doivent, aujourd’hui, être considérées comme des cibles d’une ligne de front et protégées en conséquence. Mais nous ne nous laisserons pas intimider. Avec l’Otan, nous n’allons pas simplement maintenir notre pression sur la Russie. Nous allons l’accentuer et nous ne nous arrêterons pas tant que la Russie continuera de bombarder l’Ukraine, de tuer des femmes, des hommes et des enfants [innocents]. »

Ursula von der Leyen qui, par ailleurs, a évoqué de possibles nouvelles sanctions en préparation contre la Russie.

Au Niger, des milliers de personnes se sont rassemblées, aujourd’hui, à Niamey pour apporter leur soutien au chef du régime militaire nigérien, le général Abdourahmane Tiani. Après cette mutinerie, cette révolte, cette rébellion de soldats qui a été déjouée le week-end dernier, samedi, la junte – arrivée au pouvoir après un coup d’État en juillet 2023 – a déjoué, à l’aide de son partenaire russe, une mutinerie de militaires à l’issue de combats dans plusieurs lieux sensibles de Niamey.

C’est un immense navire de guerre américain qui est au cœur d’une polémique en Thaïlande. Après avoir passé près de neuf mois en mer, le porte-avions américain Abraham Lincoln est arrivé à quai. Le bateau s’est amarré dans un port près de Pattaya. 5 000 marins américains font escale jusqu’à dimanche dans cette station balnéaire thaïlandaise, connue, notamment, pour sa vie nocturne. Une arrivée dont les commerçants espèrent d’importantes retombées économiques, tandis que les autorités, elles, renforcent les mesures de sécurité. Précisions en Thaïlande de notre correspondant, Valentin Cebron.

Repos et relaxation à Pattaya sont au programme des 5 000 marins de l’USS Abraham Lincoln. Une escale qui intervient alors que le porte-avions est au cœur d’une polémique sur les conditions de vie et la santé mentale de son équipage. Après un déploiement en mer particulièrement long, les autorités locales espèrent 2,6 millions d’euros de retombées économiques, tout en appelant les commerçants à ne pas gonfler leurs prix. Mais l’arrivée des marins s’accompagne d’un important dispositif de sécurité : patrouilles de police renforcées et plusieurs centaines d’agents mobilisés dans les zones de divertissements. Car Pattaya est réputée pour sa vie nocturne et ses plaisirs tarifés. Bien que la prostitution soit illégale en Thaïlande, la ville, déjà fréquentée par les soldats américains en permission pendant la guerre du Vietnam, compterait aujourd’hui entre 30 000 et 50 000 travailleuses et travailleurs du sexe. Certains secteurs, comme Soi 6 et ses bars à gogo, sont interdits aux militaires américains, tout comme les magasins de cannabis et le Jet-Ski. Reste à savoir si ces interdictions seront réellement respectées. Valentin Cebron, Bangkok, RFI.

18 h 05 à Paris.

Dans l’actualité internationale, une rencontre avec le roi Charles III, un début de dialogue avec le nouveau Premier ministre britannique et la visite d’une exposition. Voilà le programme, aujourd’hui, d’Emmanuel Macron à Londres. Le président français se rend à Londres pour visiter l’exposition de la tapisserie [de Bayeux] au British Museum et puis faire la connaissance du nouveau Premier ministre, Andy Burnham. Le président français est attendu d’un moment à l’autre dans la capitale anglaise et nous serons en direct de Londres dans notre prochaine édition.

L’actualité française. Reportage, à présent, dans le sud-[ouest] du pays. Un mois et demi après le début de ces gigantesques feux de forêt, un village a, particulièrement, été ravagé par les flammes, celui du Porge. 183 maisons détruites, plus de 7 000 hectares de forêt réduits en cendres. Dans cette commune du Porge, la forêt était omniprésente et faisait vivre de nombreux habitants. Les sylviculteurs – ce sont ces professionnels qui cultivent, entretiennent et gèrent les forêts – sont très inquiets pour leur économie. Reportage Juliette Pietraszewski.

« 42 000 hectares. C’est parce qu’il y a un gros problème quelque part. »

Les flammes sont parties, mais la colère, elle, est intacte. Alain Deyres, ancien maire du Porge, membre de la défense des forêts contre les incendies et de la réserve communale, est également sylviculteur. Sur sa propriété, les arbres sont morts.

« J’avais 20 hectares de forêt jusque là. C’est un petit plus que je destinais à mes enfants et mes petits-enfants. Et je vois que tout le travail qu’ont fait nos anciens, mes parents et les générations avant ne pourront plus bénéficier aux générations futures. »

Depuis les incendies, c’est une course contre la montre qui s’impose, car il faut écouler le bois brûlé avant sa dégradation.

« Pour reconstruire la forêt, il faut d’abord faire en sorte que la forêt soit dégagée de tous ces bois morts. Ce qui va prendre de longs mois, de longues années. »

L’autre point sensible pour les sylviculteurs, c’est la crainte d’un effondrement des prix du marché. Guy Mirtain a perdu 80 % de sa propriété.

« Les marchands de bois sont très timides. Ils vont nous voir arriver, ce qui est tout à fait logique. Pendant la tempête Klaus, pour vous donner un exemple, c’était des bois verts. Dans les Landes, on leur a pris le bois à 1 euro la tonne. Si jamais ils nous parlent de nous prendre le bois à la tonne avec le bois brûlé, je pense qu’on va tous pleurer. Beaucoup de gens vont jeter l’éponge. Ça va pas être possible s’il n’y a pas des aides qui suivent derrière. »

Pour l’instant, il est toujours interdit aux forestiers de pénétrer dans les parcelles parcourues par les incendies. Il faut attendre que le feu soit officiellement considéré comme éteint. Juliette Pietraszewski, Le Porge, RFI.

Le cinéma français perd l’un de ses maîtres. Le réalisateur Jean-Paul Rappeneau s’est éteint, aujourd’hui, à l’âge de 94 ans. En 50 ans de carrière, il a marqué l’histoire du septième art en inventant, notamment, ce qu’il présentait comme une comédie française à l’américaine. Il a connu la consécration avec l’adaptation de Cyrano de Bergerac, récompensée en 1991 par dix Césars. Alors, si le réalisateur s’inspirait du style américain, il en dénonçait, aussi, son hégémonie, cette domination américaine dans le cinéma mondial. Jean-Paul Rappeneau sur RFI, en 1995.

« Ce cinéma américain dont nous avons tant appris. Car, au fond, est-ce qu’il y a pas un cinéaste au monde qui n’ait pas adoré le cinéma américain ? Moi, le premier, et je l’adore toujours. Mais, en tout cas, il ne doit pas être le seul. Ça n’est pas possible. On ne peut pas confier à un seul pays, aux créateurs d’une seule nation la création d’images pour le reste du monde entier. Ça n’est pas possible. C’est un truc qui me choque profondément. »

Jean-Paul Rappeneau en 95 sur RFI.

Et, à la page cinéma, c’est aujourd’hui que s’ouvre la Mostra de Venise. 83ᵉ édition de ce festival international de cinéma qui s’ouvre déjà sur une question brûlante, celle du manque de réalisatrices en lice. Parmi les 21 films en compétition pour le prestigieux Lion d’or, cette année, seuls deux films ont été mis en scène par des femmes.

Juste après ce journal, l’heure de retrouver Radio Foot Internationale. Annie Gasnier, bonjour.

Bonjour, Adrien.

Avec au programme aujourd’hui ?

Eh bien, écoutez, nous allons parler du mercato, puisqu’il s’est terminé à minuit, cette nuit. Et les prix ont été, comme d’habitude, assez affolants sur certains joueurs. Nous en parlerons. Mais les joueurs africains ont pu en profiter. Nous évoquerons le championnat italien, avec un club, Côme, et la Roma, qui ont bien commencé leur championnat. Et puis on parlera de Pierre-Emerick Aubameyang.

À tout de suite, Annie Gasnier, et vos coéquipiers.

RFI. À Paris, 18 h 10.