Cette affection, très courante, se manifeste par des douleurs, des troubles de la sensibilité et de la motricité de plusieurs doigts.

Publié le 02/09/2026 18:00

Mis à jour le 02/09/2026 18:45

Temps de lecture : 1min

Une coiffeuse dans un salon à Wasquehal (Nord), dans la banlieue de Lille, le 29 août 2024. (SEBASTIEN COURDJI / MAXPPP)

Une coiffeuse dans un salon à Wasquehal (Nord), dans la banlieue de Lille, le 29 août 2024. (SEBASTIEN COURDJI / MAXPPP)

Une affection courante, qui peut devenir très handicapante. Le syndrome du canal carpien touche un Français sur 10 âgé de 20 à 64 ans, en majorité des femmes, qui l’imputent largement au travail mais sont minoritaires à avoir demandé une reconnaissance en maladie professionnelle, selon une étude publiée mercredi 2 septembre. Actuellement, cette affection est la deuxième maladie professionnelle la plus fréquemment reconnue par le régime général de la Sécurité sociale, après les tendinopathies de la coiffe des rotateurs de l’épaule.

Dans la large famille des troubles musculo-squelettiques, le syndrome du canal carpien se manifeste par des douleurs, des troubles de la sensibilité et de la motricité de plusieurs doigts. « Sa survenue, favorisée par des facteurs personnels (âge, sexe), médicaux ou hormonaux, est liée à des activités professionnelles ou extraprofessionnelles (gestes répétitifs, utilisation d’outils vibrants, activités manuelles en force, etc.) », note Santé publique France (SPF) dans son étude.

Bien que ce soit l’une des maladies professionnelles les plus fréquentes en France, comme dans les autres grands pays industrialisés, aucune étude n’avait jusqu’ici documenté les raisons de non-déclaration en maladie professionnelle, selon l’agence sanitaire. Il ressort de cette étude qu’un peu plus d’une personne sur 10 a déclaré avoir souffert d’un syndrome du canal carpien les cinq années précédentes, avec un ratio de six femmes pour quatre hommes.

Parmi ces personnes, seule une sur 10 déclare avoir consulté au moins un médecin – principalement un généraliste, moins fréquemment un rhumatologue ou chirurgien. Une petite proportion (15%) a été opérée, le plus souvent des femmes de 45 à 64 ans. Si plus de 70% des personnes attribuaient leur pathologie au travail, seules 10% d’entre elles ont fait des démarches de déclaration en maladie professionnelle, laquelle débouche le plus souvent sur une reconnaissance.

Les autres expliquent ne pas y avoir eu recours car elles ont jugé leurs « symptômes ou douleurs peu importants » (25%), ne savaient pas comment procéder (11%), ont redouté de perdre leur emploi (10%) ou d’affronter des formalités complexes ou lourdes (9%), détaille l’étude.