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Rédaction Caen

Publié le

3 sept. 2026 à 6h58

Mardi 1er septembre 2026, Samy* (42 ans) a été jugé devant le tribunal correctionnel de Caen (Calvados) pour violence conjugale aggravée par deux circonstances, la vulnérabilité de la victime et l’alcoolisation du mis en cause. Les faits reprochés se sont déroulés le jeudi 12 mars 2026 à Caen. La victime était à quelques jours d’accoucher.

Il l’aurait repoussée car elle le menaçait avec un couteau

Lorsque la police arrive dans un immeuble à Caen, elle trouve un individu fort alcoolisé dans le hall. L’homme prétend s’être disputé avec sa compagne qui l’aurait menacé avec un couteau. Alors, il se serait défendu en la frappant au visage, raconte-t-il aux policiers. « Une gifle ou un coup de poing », il ne sait plus.

En dépit du nombre d’hématomes et d’ecchymoses que la jeune femme enceinte porte un peu partout sur le corps, Samy n’en démord pas : il lui aurait juste mis une claque pour la repousser, à cause du couteau qu’elle tenait, elle serait alors tombée sur le lit. Il explique que, près du lit, « il y a un meuble, une poussette », qu’elle aurait « pu s’y cogner »…

Cependant, lors de sa déposition, Nadia*, qui est à quelques jours de son accouchement, affirme n’avoir jamais brandi de couteau, et parle de coups et de menace. « Si je voulais, je pourrais te tuer », lui aurait-il dit.

À la barre, le prévenu maintient sa version des faits. Certes, il était alcoolisé, mais il l’a juste repoussée car elle le menaçait, assure-t-il de nouveau.

Une petite fille est née

La justice connaît Samy puisqu’il accuse 11 mentions dans son casier judiciaire, notamment pour violence avec arme et extorsion par violence. À part ça, des délits routiers et des peines relatives à l’usage de stupéfiants.

Comme il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de contact, le couple ne s’est pas revu depuis les faits. Nadia a accouché d’une petite fille.

Elle s’est constituée partie civile pour connaître le positionnement de Samy. En fonction de quoi, elle lui permettra ou non d’avoir un rôle de père dans l’éducation de leur fille.

L’avocate de la victime, à l’audience

Sursis probatoire et retrait de l’autorité parentale

Le prévenu a écopé de 10 mois de prison avec sursis et d’un sursis probatoire de 24 mois. Il a interdiction, non pas de contact en fonction de l’enfant commun, mais de se présenter au domicile de la victime, afin, comme l’a suggéré le procureur, qu’elle puisse « être tranquille chez elle ». Le tribunal prononce par ailleurs le retrait de l’exercice de l’autorité parentale.

*Prénoms d’emprunt.

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