Contre Toulon, le staff de l’Aviron bayonnais envisage de titulariser Federico Mori au poste de premier centre, ou la recrue sud-africaine Robert du Preez. Une décision sera prise, au dernier moment, en fonction de l’état de la cheville de Joris Segonds.

Federico Mori a le sourire. À trois jours de la reprise de la saison, sa quatrième déjà sur les bords de Nive, le trois-quarts centre est sur le pont. Il fait partie des centres disponibles pour affronter Toulon et s’avance comme un candidat légitime pour démarrer la partie, samedi soir, avec le numéro douze dans le dos. Si la tendance se confirme, cela serait une première pour l’international italien, qui a souvent manqué les débuts du championnat pour cause de blessures. Mardi et mercredi, l’Italien s’est entraîné aux côtés de Sireli Maqala au milieu de l’attaque basque. La donne pourrait-elle changer d’ici samedi ? Cela dépendra de l’état de la cheville de Joris Segonds.

L’ouvreur et maître à jouer de l’Aviron bayonnais n’a pas participé aux différentes séances du début de semaine. « On a hésité sur le fait que Joris participe à l’entraînement d’aujourd’hui, a indiqué mercredi midi Gerard Fraser. On a décidé que non, car ça ne valait pas le coup. Au pire, il sera là lundi. » Dans le meilleur des cas ? On comprend, entre les lignes, que Segonds sera sur la pelouse de Jean-Dauger samedi et il pourrait alors récupérer le numéro 10, en lieu et place de Robert du Preez, qui s’est entraîné à l’ouverture jusque-là. Le Sud-Africain pourrait alors glisser en 12, et cette configuration testée en amical contre Toulouse a été appréciée au sein du staff.

La vision de Rob du Preez, la puissance de Federico Mori…

Il faut dire que Rob du Preez, arrivé cet été à Bayonne, a la chance d’être polyvalent, puisqu’il peut couvrir trois postes derrière (ouvreur, centre, arrière). Il possède aussi une solide expérience du haut niveau et donne déjà satisfaction en interne. « Rob a un impact sur les joueurs autour de lui par sa simple présence, décrit Fraser. Il est calme, communique bien et voit les coups. Il a un feeling avec le jeu. Il arrive à coincer l’adversaire avec son pied et peut être une menace ballon en main… »

Federico Mori, lui, évolue dans un tout autre registre. Même si le gaillard a perdu près de cinq kilos à l’intersaison à la suite du gros travail effectué pendant l’été – « j’étais à 110,5 et maintenant je suis à 106 » – il possède une densité physique précieuse pour créer du danger ballon en main. « J’attends qu’il ait un jeu très agressif au contact. Il a un gabarit et des capacités de vitesse pour être explosif, même s’il est costaud. Je souhaite aussi qu’il arrive à enchaîner les tâches, qu’il soit connecté au jeu, tout en étant très actif », souffle Gerard Fraser. « Je veux essayer de faire avancer l’équipe sur les premières phases, ajoute l’intéressé, trouver les espaces s’il faut et jouer les duels avec mes copains. » Au bout du compte, une chose est sûre. Que du Preez ou Mori démarre la partie en douze, face à Gaël Fickou et ses partenaires, le duel au milieu du terrain s’annonce, ce week-end, à la fois indécis, brutal et diablement excitant…