Quasiment toutes les personnes qui ont fait une crise cardiaque prennent à vie des bêtabloquants. D’après deux études, l’arrêt de ce médicament assez rapidement après la crise cardiaque n’augmente pas les risques de récidive.

Publié le 03/09/2026 08:59

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En France, il y a entre 80 000 à 100 000 crises cardiaques par an. (Frédéric Cirou / MAXPPP)

En France, il y a entre 80 000 à 100 000 crises cardiaques par an. (Frédéric Cirou / MAXPPP)

Des cardiologues de l’AP-HP (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris), de l’Inserm, de Sorbonne Université et ACTION Cœur ont découvert que les patients qui viennent de faire une crise cardiaque peuvent être mieux pris en charge, en arrêtant certains médicaments ou en leur donnant des traitements plus efficaces. Deux études publiées fin août dans les revues scientifiques The Lancet et JAMA pourraient remettre en cause les protocoles utilisés jusque-là en cas d’infarctus.

Actuellement, après une crise cardiaque, quasiment tous les patients prennent des bêtabloquants pour diminuer la tension, calmer le cœur, et éviter de nouveaux infarctus. C’est un traitement à vie, qui a parfois des effets secondaires lourds. Les chercheurs ont alors arrêté de donner ces bêtabloquants assez rapidement, au bout de six mois ou un an, aux patients qui avaient peu de séquelles après leur infarctus. Et ces deux essais menés en France et en Corée montrent qu’ils n’ont pas eu plus de récidives que les autres.

Une autre amélioration possible de la prise en charge des crises cardiaques a été mise en lumière. Avant d’opérer pour rouvrir l’artère bloquée, les médecins ont testé l’évolocumab, un médicament qui diminue rapidement le mauvais cholestérol. Cela permet d’éviter que l’artère qui alimente le cœur se bouche à nouveau. Et en effet, ce médicament agit deux fois plus vite que les traitements habituels.