l’essentiel
Un Tunisien de 41 ans a été condamné jeudi à Toulouse à quatre ans de prison, dont trois ferme, pour extorsion avec arme. En mai 2026, il avait menacé des prostituées dominicaines avec un couteau pour obtenir des prestations gratuites et voler leurs biens. Déjà incarcéré pour une autre affaire, il a été jugé en comparution immédiate.
Au vu de leur activité professionnelle, ce Tunisien de 41 ans s’est sans doute dit qu’elles ne feraient pas trop de vagues. On peut l’affirmer aujourd’hui sans ambages : son calcul était erroné. À l’issue de sa garde à vue, un homme a été déféré devant la justice, ce jeudi, à Toulouse, pour y répondre d’extorsion avec arme.
« Il exigeait une prestation gratuite »
Les faits remontent au mois de mai 2026. À trois reprises, le quadragénaire a sollicité les services de prostituées d’origine dominicaine dans l’appartement qu’elles louaient pour dorloter le client. Mais c’est à chaque fois son couteau qu’il exhibait et, semble-t-il, pas par timidité.
« Il exigeait une prestation gratuite et sous la menace, les dépouillait de leurs valeurs », résume un connaisseur du dossier. Téléphones et produit des passes changeaient illico de main. Les jeunes femmes échaudées ont porté plainte et au terme des investigations policières, le suspect a été identifié.
En prison pour une autre affaire
« Il se trouvait derrière les barreaux à la prison de Seysses, pour une autre affaire », révèle notre source. Extrait de sa cellule pour s’expliquer, il a été déféré devant le tribunal correctionnel, pour y être jugé dans le cadre des comparutions immédiates.
Dans le box, cet ancien chauffeur de bus arbore un torse musclé dans son tee-shirt noir. Défendu par Me Séverine Dutreich, il porte la barbe et une minerve. « Vous avez déjà été inquiété pour une affaire similaire. On vous a interpellé avec des armes… », relève le président d’audience, en consultant sa précédente peine à cinq mois de prison. Le prévenu, lui, ne se « rappelle de rien ». Le procureur requiert trois ans de prison.
Trois ans ferme
Au terme de son délibéré, le quadragénaire a été condamné à quatre ans de prison dont trois ferme avec mandat de dépôt. Le reliquat est assorti d’un sursis probatoire. Détail étonnant : sans cette nouvelle condamnation, le prévenu devait sortir de prison… lundi prochain.