En compétition officielle à la Mostra de Venise, le film «Ink» de Danny Boyle revient sur la reprise du tabloïd britannique The Sun par Rupert Murdoch en 1969. Et le milliardaire de 95 ans serait ravi d’être incarné par Guy Pearce. 

Un choix adoubé par le principal intéressé. Attendu dans les salles françaises en janvier 2027, et actuellement en compétition officielle à la Mostra de Venise, «Ink» raconte la manière dont le milliardaire australien Rupert Murdoch a réussi à relancer les ventes du tabloïd britannique The Sun après son rachat en 1969 en nommant Larry Lamb à la tête de la rédaction en chef avec pour mission de détrôner son concurrent direct, le Daily Mirror. 

La conférence de presse organisée ce mercredi 2 septembre, lors de la projection du film au festival, a permis à Guy Pearce de confirmer que Rupert Murdoch avait exprimé sa joie de le voir l’incarner à l’écran par l’intermédiaire de sa fille, Elisabeth Murdoch. «Elle m’a dit : ‘Papa est très content que vous l’incarniez’. Mais il n’a pas encore pu voir le film donc nous verrons à l’avenir», a précisé le comédien de 58 ans. 

Adapté d’une pièce de théâtre écrite par James Graham, qui signe également le scénario du film, l’histoire de ce long métrage ne sera pas une surprise pour le milliardaire, a confié l’auteur, puisque celui-ci a assisté à deux représentations, dans le West End à Londres, et à Broadway à New York. «Je crois qu’il a été très flatté par le casting», a ajouté James Graham. 

Pour Danny Boyle, «Ink» ne cherche pas à dresser un portrait monstrueux de Rupert Murdoch, «ce que beaucoup cherche à faire aujourd’hui». «Je pense que c’est parce qu’il représentait à l’époque un vent de fraîcheur dans ce qui était une société britannique très rigide… Il offrait une sorte de liberté avec une voix différente, vraiment», a-t-il ajouté à propos du magnat des médias connu pour ses idées conservatrices.