L’équipe de France débutera sa Coupe du monde (4-13 septembre) à Berlin ce vendredi (21 heures) face à la Hongrie. Team USA reste l’incontestable grand favori pour un cinquième titre de suite, quand la France et la Belgique avanceront comme sérieux outsiders.

★★★★★

États-Unis
Reines du monde lors des quatre dernières éditions, les Américaines, championnes olympiques à Paris 2024, débarquent en Allemagne avec l’artillerie lourde, en incontestables favorites. Si la quadruple MVP WNBA A’ja Wilson est forfait, la redoutable Team USA compte dans ses rangs un mélange d’expérience d’All Star WNBA rompus au jeu FIBA (dont Breanna Stewart et Napheesa Collier) ou de jeunes cracks (comme Caitlin Clark, Angel Reese et Paige Bueckers) avec aux manettes la coach Kara Lawson et la légende Sue Bird, devenue manager. Difficile d’imaginer cet effectif étoilé flancher au moment de conquérir une cinquième couronne consécutive.

★★★

France
À Paris aux JO 2024, au bout d’un combat épique, les Bleues n’avaient jamais été aussi proches de renverser les réputées invincibles Américaines (défaite 67-66). Alors forcément, à Berlin, l’équipe de France est imaginée en obstacle n°1 de Team USA, avec trois doubles médaillées olympiques (Gabby Williams, Marine Johannès, Valériane Ayayi) et ses joueuses ayant explosé en WNBA (Dominique Malonga, Leïla Lacan).

Le calendrier des Bleues à la Coupe du monde

Limitées par une préparation inexistante, un peu plus d’un an après un Euro 2025 décevant (4e) avec un effectif amoindri, les Bleues peuvent, cette fois, compter sur l’ensemble de leurs cadres, excepté Iliana Rupert (grossesse). Le moment ou jamais de se hisser pour la deuxième fois de leur histoire sur un podium d’une Coupe du monde, après le bronze en 1953 ?

Road trip aux États-Unis et instructions transmises par messages : la préparation longue distance du staff des Bleues pour la Coupe du monde

★★

Belgique, Espagne
Parmi les sérieux outsiders, la Belgique possède de quoi faire vaciller les favoris, même si son banc moins fourni devrait freiner les ambitieuses « Cats ». Coachées par le respecté américain Mike Thibault (75 ans) et emmenées par l’intérieure-star Emma Meesseman, les doubles championnes d’Europe (2023, 2025) en titre sont portées par la quête finale d’une génération soudée capable de s’enflammer : rapporter une première médaille mondiale (5e en 2022, 4e en 2018).

Dans le lobby de l’hôtel des joueuses, privatisé pour la compétition et bientôt transformé en bunker à l’abri des sollicitations médiatiques, plusieurs voix s’accordaient ces derniers jours sur la capacité de l’Espagne à surprendre. « Elles vont embêter du monde», prédit un membre du staff des Bleues. Guidée par l’inusable Alba Torrens (37 ans, 1,92 m), la Roja, tombeuses des Bleues en demi-finales de l’Euro 2025 (64-65) est imaginée en prétendante à la breloque. Rien de bien étonnant puisque les Espagnoles avaient enchaîné trois podiums entre 2010 et 2018 (bronze en 2010 et en 2018 à domicile, argent en 2014) avant de manquer l’édition 2022 disputée à Sydney (Australie).

Italie, Chine, Australie
Peu de chances d’imaginer l’Italie (3e du dernier Euro et 14e au classement FIBA) de Cecilia Zandalasini briller à la Coupe du monde. Un podium serait déjà une belle surprise pour cette équipe qui a battu l’équipe de France à l’Euro 2025 dans le match pour le bronze. Sans sa leader Sami Whitcomb (touchée au genou gauche), les aspirations de l’Australie, médaillée de bronze des JO 2024, sont également amoindries. La Chine, vice-championne du monde 2022, peut aussi jouer les trouble-fêtes, avec son effectif peu connu et le phénomène de 2,23 m (!) Ziyu Zhang. Mais privé de sa leader Li Yueru (17,7 points et 11 rebonds par match pendant les JO) à cause d’une rocambolesque perte de son passeport, l’effectif chinois, battu par la France en match de préparation (83-54), sera moins attendu et vise, avant tout, une qualification en quarts.

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L’Équipe – Dorine Besson