Après une troisième place prometteuse la saison dernière, le Stade Français aborde ce nouvel exercice avec des ambitions encore plus grandes. De quoi galvaniser des Soldats roses conquérants ce samedi (19 h 05), face à l’USAP, pour l’ouverture de son championnat.

De la lutte pour le maintien au rêve de finale, le Stade Français n’aura mis que quelques mois à changer de dimension. Le temps que Paul Gustard a imposé une méthode très anglo-saxonne, une mentalité tournée vers la victoire et un jeu qui coche les cases de la réussite en Top 14.

Parce que la saison dernière, le Stade Français a brillé, voire impressionné, par sa puissance en conquête. Il a eu l’une des meilleures mêlées du championnat, avec Montpellier, très propre en touche, et fort sur les fondamentaux autour des zones d’affrontement. Une puissance disciplinée qui devrait rester un véritable point fort sous la houlette, notamment, de l’ancien Catalan Perry Freshwater.

Mais ce Paris possède aussi une force de frappe offensive. Deuxième meilleure attaque du Top 14 la saison passée, le Stade Français s’est libéré offensivement au fil des sorties. À tel point que le recrutement des Soldats roses, qui entameront ce nouvel exercice à Jean-Bouin face à l’USAP, répond lui aussi à cette ambition offensive. Avec en tête de gondole l’ancien sang et or Alivereti Duguivalu au centre, annoncé sur le banc ce samedi (19 h 05), l’international écossais Rufus McLean et le Samoan Israel Leota aux ailes, en plus de l’ouvreur/arrière Ihaia West.

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Le pilier gauche Thomas Bué (Montauban), le talonneur Tomasi Maka (Tasman), ainsi que les deuxièmes lignes Fabrice Metz (Vannes) et Petero Mailulu (Béziers) complètent un squad désormais encore plus ambitieux après la troisième place de la saison dernière. Le manager Paul Gustard l’a clairement affiché dans les médias, annonçant vouloir gagner un titre. L’inverse, pour l’Anglais, serait « un échec ». Une question de mentalité, certes, avec cette volonté permanente de chercher la victoire, comme l’an passé lorsque le staff parisien annonçait viser les cinq points à chaque match. Mais aussi une question de progression au vu du niveau de jeu affiché et des moyens déployés.

« L’entame de match va être très importante »

Et ce n’est pas sur un premier match à domicile face à l’USAP que le Stade Français va changer de doctrine. D’autant que l’an dernier, la victoire des Soldats roses à Perpignan en début de saison dernière (11-28) avait définitivement lancé leur exercice. Et envoyé l’USAP dans le début de la crise. Le manager sang et or Laurent Labit sait ainsi à quoi s’attendre à Jean-Bouin ce samedi : « Je connais cette équipe, je me doute de comment ils vont être. Ils vont avoir une équipe qui va ressembler à l’équipe de la saison dernière et qui veut forcément confirmer leur saison. Ils se disent qu’ils reçoivent le 13e de la saison passée. On peut donc s’imaginer que l’entame de match va être très importante pour eux et aussi, et surtout, pour nous. »

Leurs forces passées seront en effet celles de ce samedi, avec des cadres déjà bien présents au combat. D’autant que le Stade Français a peu de repères depuis sa demi-finale perdue en juin dernier face à Montpellier (15-25). Il n’a fait qu’un match de préparation le samedi 22 août, face à Clermont. Paris s’était imposé 31-29 après avoir été mené de 19 points en première mi-temps. « Il leur manquait une dizaine de cadres qui seront là ce samedi », complète Laurent Labit. Seuls absents de marque, le troisième ligne Romain Briatte, qui s’est fait opérer de l’épaule, ainsi que les ailiers Peniasi Dakuwaqa et Samuel Ezeala. Le Stade Français ouvre une nouvelle conquête ambitieuse, et l’USAP aura pour mission de l’entraver dès la première journée.