Leur retraite, Alfred et Marie-Jo Gérard ont souhaité la passer dans l’ancienne ferme familiale, ceinturée d’espaces verts et d’un étang, à Retiers (Ille-et-Vilaine). Tout au long de l’année, ils accueillent, dans leur gîte agréé, des voyageurs venus d’un peu partout en France.
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Mais cet été, de nouveaux pensionnaires inattendus se sont joints à eux. Après divers vols de repérages et d’éclairages, des dizaines d’hirondelles ont choisi ce gîte pour y construire leurs nids, couver leurs petits et se remettre en forme avant les grands envols migratoires de la fin de l’été. C’est sous les poutres anciennes des diverses dépendances que les volatiles ont judicieusement placé leurs nids.
Des nids superposés
Depuis leur longère, Alfred et Marie-Jo Gérard observent la vie travailleuse et organisée de cette petite communauté. Toud deux ne sont pas ornithologues, mais ils estiment qu’une cinquantaine de spécimens ont élu refuge dans leurs bâtiments. Au début du printemps, nous avons vu deux hirondelles seules pendant plusieurs jours, témoignent-ils. Puis, au fil des jours, comme si elles avaient communiqué entre elles, on les a vues arriver de plus en plus nombreuses. Rentrant par diverses ouvertures ou portes dans les anciennes étables, porcherie, écurie, voire dans le hangar-garage muni de poutres.

Les hirondelles ont bâti leurs nids de façon très proche. Ouest-France
Dans l’obscurité, au fil des milliers de vols rapides et acrobatiques, sans télescopage, nous les voyions venir de notre étang, becs chargés, franchissant les étroites lucarnes dans le noir pour édifier leurs nids accrochés aux poutres ou couver, voir nourrir leurs oisillons.
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Trop chaude par canicule, aucun nid n’est accolé à la tôle. Certains nids sont superposés. L’un d’eux a même été squatté par un berruchot (troglodyte), mais pas longtemps, observent, un peu éblouis, les deux accueillants de cette gent ailée, devenue des amis volants, un peu familiers, mais quand même prudents.
« Elles nous offrent de vrais ballets ailés »
Rares maintenant sont les endroits où ces hirondelles se reproduisent. Chez nous, dès que l’on rentre dans leurs univers, toutes s’envolent via des fils électriques et des refuges hauts, puis reviennent vers leurs deux ou trois couvées, les becs chargés de boulettes d’insectes captés à grands coups d’ailes au-dessus de nos cours ou toits.

Les fils électriques sont des refuges lorsqu’elles ne sont pas à l’intérieur. Ouest-France
Bientôt, cette cohabitation temporaire prendra fin. Elles nous offrent de vrais ballets ailés. Quand elles vont nous quitter, nous enlèveront les diverses protections installées sur nos matériels recevant leurs fientes. Mais ce n’est pas grave, assure le couple.