Par

Kelman Marti

Publié le

3 sept. 2026 à 19h43

C’est une première étape importante que vient de franchir l’avionneur toulousain Kepplair Evolution. La start-up qui ambitionne de transformer des avions régionaux ATR 72 en bombardier d’eau vient de lancer sa campagne d’essais en vol, après avoir reçu son premier appareil en août dernier. Voici ce qu’il faut savoir.

Des essais avant modification

Après avoir modifié la livrée de son premier ATR 72 pour la mettre à ses couleurs, Kepplair Evolution vient d’effectuer ses deux premiers vols pré-modification à la fin du mois d’août. « Une étape clé qui lance officiellement la campagne d’essais du Kepplair 72, le futur bombardier d’eau multi-rôle dédié à la sécurité civile », explique la start-up basée à Toulouse.

Dédiés à la calibration de l’appareil, ces vols ont notamment été repérés par les plane spotters de la Ville rose. Désormais, l’ATR 72 va rester cloué « au sol jusqu’à la fin de l’année pour sa conversion en bombardier d’eau », précise l’entreprise.

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Un système de largage déjà testé

Pour ce faire, d’importantes modifications devront être effectuées à l’intérieur de l’avion pour intégrer le réservoir de 7 500 litres, ainsi que le système de largage.

Ce dernier a d’ailleurs été spécialement développé dans la Ville rose, notamment avec le concours de l’Institut de Mécanique des Fluides de Toulouse (IMFT), et a même été testé sur un banc d’essai à l’échelle 1/1 à l’IMFT.

Une nouvelle campagne de vols déjà programmée

La conversion va commencer dès maintenant et s’étendra sur les prochains mois. Elle sera réalisée par Aerotec & Concept — leader européen des modifications sur aéronefs — qui abrite déjà l’avion de Kepplair Evolution dans son hangar situé à Toulouse-Blagnac.

S’ensuivra une nouvelle campagne de vols, dès janvier 2027, dédiée aux essais de largage. Elle devra permettre « de confirmer les performances du système en conditions réelles », explique Kepplair Evolution.

2027, l’année de la certification

Si la conversion et la future campagne de vols post-modification se déroulent comme prévu, la start-up espère obtenir la certification de son Kepplair 72 en 2027, puis le mettre en service dans la foulée.

Pour rappel, le Kepplair 72 est un avion bombardier d’eau dit « tanker ». À l’inverse des « écopeurs » qui font le plein en récupérant l’eau des lacs, il recharge son réservoir d’eau pour une attaque directe ou de retardant pour une attaque indirecte en environ 10 minutes, directement depuis le tarmac d’un aéroport ou d’une base aérienne.

David Joubert a fondé Kepplair Evolution en 2012 à Paris, avant que la start-up ne s'installe à Toulouse.
David Joubert a fondé Kepplair Evolution en 2012 à Paris, avant que la start-up ne s’installe à Toulouse. (©Kepplair Evolution)

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