Les forces de l’ordre ont mené une opération anti-drogue au Champ-de-Mars, à Perpignan, ce jeudi 3 septembre. Un point de deal que les autorités espèrent pouvoir définitivement fermer dans les prochains mois.

Après le coup de filet du 15 avril dernier dans la foulée de l’arrivée en renfort de 57 CRS à Perpignan, les polices nationale et municipale de Perpignan, avec la CRS 18 de Poitiers, continuent à mettre la pression sur le narcotrafic. Les forces de sécurité ont mené une nouvelle opération anti-drogue à la cité du Champ-de-Mars, ce jeudi 3 septembre. Un point de deal sur lequel les forces de l’ordre ont saisi 300 grammes de résine et d’herbe de cannabis.

Une équipe cynophile était présente lors de l’opération.

Une équipe cynophile était présente lors de l’opération.
Michel Clementz – L’Indépendant

Une saisie relativement faible, certes, mais « ce sont 300 grammes qui vont manquer au vendeur et on parle d’une perte sèche », a annoncé Laurent Astruc, directeur interdépartemental de la Police nationale (DIPN) des Pyrénées-Orientales. « Depuis avril 2026, ce sont 40 kg de stupéfiants qui ont été saisis avec une action quotidienne sur le Champ-de-Mars. Ce lieu est un axe prioritaire, mais ce n’est pas le seul, il y a aussi les quartiers Saint-Mathieu et Saint-Jacques », a-t-il ajouté.

La loi Ripost en renfort

Sur place, le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de la Mothe, est également revenu sur la loi Ripost que les autorités comptent bien mettre à profit pour mettre fin aux trafics de stupéfiants au sein de la cité.

Des fouilles ont été réalisées au sein de la cité.

Des fouilles ont été réalisées au sein de la cité.
Michel Clementz – L’Indépendant

Un texte qui va permettre de renforcer les sanctions quant à l’usage de stupéfiants avec une amende forfaitaire délictuelle, qui va passer de 200 à 500 euros, pour les consommateurs. « Le harcèlement des consommateurs doit permettre de provoquer un changement d’attitude, sinon les trafics risquent de perdurer », a souligné le procureur de la République de Perpignan, Jérôme Bourrier.

Enfin, la loi Ripost permettra aussi au préfet de prononcer une interdiction de paraître sur un point de deal ou encore, sur le plan administratif, de prononcer une suspension temporaire du permis de conduire « à partir d’un procès-verbal constatant l’usage illicite de stupéfiants commis en réitération ».

« Au mois d’avril, je me suis donné un an pour venir à bout de ce point de deal. Il me reste sept mois pour tenir l’objectif. Le trafic a commencé à faiblir et on va utiliser tous les leviers possibles pour être efficaces », a assuré le préfet.

Quatre nouvelles caméras bientôt installées

Alors que cinq caméras de vidéosurveillance sont déjà en service sur le Champ-de-Mars, à Perpignan, les autorités ont annoncé la mise en place prochaine de quatre autres appareils. Pour ce faire, une subvention d’État de 18 000 euros a été allouée permettant ainsi de passer à neuf caméras. Cependant, à l’heure actuelle, leur emplacement n’a pas encore défini. Une fois installées, elles pourront être, si nécessaire, déplacées dans les mois qui suivent en fonction des besoins.