Il y a ceux qui profitent d’une journée de repos pour souffler. Et puis il y a Benjamin Thomas. Dimanche, le coureur de Cofidis était encore à l’attaque sur la Bretagne Classic. Vingt-quatre heures plus tard, on le retrouvait dans un petit coin de Flandre, à Zottegem-Erwetegem, loin de l’agitation du peloton professionnel. Non pas pour courir, mais pour encourager sa compagne au Grand Prix Jolien d’Hoore, dans le cadre des Women Cycling Series. Un changement de décor pour le moins surprenant. « Ma compagne est Flamande. Elle court aujourd’hui. J’ai fait la surprise de venir », raconte le Français à DirectVelo, venu profiter de quelques jours de coupure avant de repartir vers ses prochains objectifs. Après la course de dimanche, il a pris le train pour Lille avant de poursuivre jusqu’à Gand.

DE L’ÉCHAPPÉE MATINALE A LA VICTOIRE D’ALEX ARANBURU

La veille encore, à Plouay, Benjamin Thomas était pleinement acteur de la course WorldTour. « On est rentrés sur l’échappée matinale. On a résisté au peloton jusqu’à la dernière bosse de Timarek. » Le groupe finit cependant par être repris dans cette dernière difficulté par les coureurs qui allaient se jouer la victoire. Le 18e du Tour d’Allemagne termine alors dans le peloton, tandis que Milan Fretin et Hugo Page prennent part au sprint. Devant, Alex Aranburu s’impose au terme d’un final parfaitement maîtrisé par Cofidis. « Il y avait un petit raidar de 200 mètres. Il prend la décision d’attaquer là. C’était parfait. C’était le coup parfait. » Selon lui, cette réussite illustre surtout la dynamique actuelle de la formation nordiste. « On est clairement dans une bonne phase. C’est vraiment un week-end rêvé pour nous. »

QUELQUES JOURS DE RÉPIT AVANT DE REPARTIR

Après la Bretagne Classic, Benjamin Thomas dispose de quatre jours avant de reprendre la direction de l’Italie, où plusieurs courses en Toscane l’attendent. Mais son passage en Flandre n’est pas uniquement consacré au rôle de supporter. Le Français en profite également pour renouer progressivement avec la piste, comme devrait aussi le faire son coéquipier Bryan Coquard après la Vuelta. « Je vais aussi rouler à Roubaix cette semaine pour refaire un peu de piste. » Car la fin de sa saison est désormais clairement orientée vers l’anneau. Après un dernier passage sur la route avec le Tour de Slovaquie, le 6e de Paris-Camembert entend basculer « à 100 % » vers la piste et retrouver l’équipe de France. La prochaine grande échéance se profile déjà : les Championnats du Monde sur piste à Shanghai (14-18 octobre). La sélection française n’est pas encore connue, mais le sportif de 30 ans sait déjà où il souhaite être performant s’il est retenu. La poursuite par équipes constitue un objectif majeur pour le Français et l’équipe de France. Il vise également l’Américaine, deux épreuves sur lesquelles il espère pouvoir jouer un rôle important. Une fin d’année bien chargée en perspective pour Benjamin Thomas.