Fin août, Neriah Meunier Sow a découvert le Tour de l’Avenir. C’est avec le maillot de Champion du Sénégal, sa nationalité sportive depuis l’an dernier, que l’Héraultais de 21 ans a pris le départ de l’épreuve Espoirs où il s’est plutôt bien comporté en montagne. À l’image de sa saison qu’il dispute en Espagne, sous les couleurs de l’équipe basque Surne Bilbao. Pour DirectVelo, l’ancien coureur du VC La Pomme Marseille et de Martigues SC a fait le point sur son exercice 2026.
DirectVelo : Quel bilan as-tu fait du Tour de l’Avenir ?
Neriah Meunier Sow : C’était une super expérience de se confronter à des coureurs d’un tel niveau. Le début du Tour de l’Avenir a été un peu compliqué. Je n’étais pas très bien sur le plat lors des premières étapes et j’ai perdu énormément de temps pour le classement général. Mais je suis resté motivé pour la montagne. Ça s’est très bien passé sur l’étape de l’Iseran et j’étais content, même si je ne savais pas trop à quoi m’attendre sur une étape aussi exigeante avec 5 000 mètres de dénivelé. Je savais depuis mi-juin que j’allais être sur la course avec le Centre Mondial. Je me suis préparé sur les courses au Pays basque notamment. J’aurais bien aimé aller en altitude, comme l’ont fait beaucoup de coureurs présents sur la course, mais ça sera peut-être pour l’an prochain, j’espère.
Quel est ton profil de coureur ?
Je me découvre un profil plutôt orienté vers la montagne et les courses à étapes. J’arrive à bien enchaîner les jours de course. J’ai encore pas mal de choses à optimiser, notamment sur l’entraînement et la position sur le vélo. Il y a une marge de progression, et je ne me donne pas de limite pour le moment. Puncheur ou grimpeur, on verra ce que ça donne à l’avenir.
CHAMPION DU SÉNÉGAL DEVANT SES PROCHES
Comment juges-tu ta saison 2026 ?
Ma saison en Espagne se passe très bien. C’est un peu spécial de partir de chez soi pour faire toute la saison à l’étranger. Mais j’ai été bien accueilli par mon équipe, je suis mis dans de bonnes dispositions. J’apprends l’espagnol, on est obligés là-bas comme il y a les oreillettes… C’est un calendrier difficile surtout au Pays basque, avec des montées répétitives et beaucoup de dénivelé. Ce qui correspond à ce que je recherchais. Il me manque encore cette petite victoire malgré plusieurs podiums. J’espère lever les bras avant la fin de saison.
Depuis fin juin, tu es Champion du Sénégal… Qu’est-ce que ça représente pour toi ?
C’est incroyable d’avoir gagné à Dakar, avec une belle ambiance. C’était mon premier Championnat du Sénégal. J’ai gagné devant toute la famille. Après la course, on a passé près d’une heure à faire des photos avec les proches, la coupe et le maillot. Maintenant, c’est vraiment spécial pour moi de prendre le départ des courses en Europe avec ce maillot. Ce serait sympa de lever les bras avec !
LE CANADA PUIS LE KENYA
À quoi va ressembler ta fin de saison ?
Je vais avoir une belle fin de saison avec le Championnat du Monde au Canada, puis le Championnat d’Afrique fin octobre au Kenya. Il faudra un peu de préparation car ça sera à 2000 mètres d’altitude. La saison est loin d’être finie ! Je ferai les comptes en fin de saison pour 2027. Pour le moment, je ne sais pas où je serai. Il me reste une année en Espoirs, il faut en profiter pour apprendre au maximum.
Pourrais-tu revenir en France ?
Je ne pense pas. Ce ne sont pas des profils qui me conviennent vraiment mais il y a quand même des courses dures comme le Piémont Pyrénéen ou une classique comme Annemasse. Je ne me ferme aucune porte.