Publié le
3 sept. 2026 à 18h22
À la demande de l’adjudant Julien Lacaille, chef du centre de secours et d’incendie de Fontaine-le-Bourg, cinq sapeurs-pompiers du Secours en milieu périlleux (SMP) sont venus s’entraîner sur le chantier du futur gymnase samedi 29 août. « Nous ne sommes pas formés, ni outillés pour cela. Si une telle alerte est émise par le Centre Opérationnel Départemental d’Incendie et de Secours (CODIS), nous intervenons pour une reconnaissance, jugeons les besoins et faisons appel au SMP. Nous prendrons ensuite le relais pour la prise en charge et l’évacuation de la victime », a expliqué le sous-officier.
Deux scénarios d’intervention simulés à haute altitude
Avec les cinq professionnels spécialisés, deux scénarios ont été mis au point. Dans le premier, Élodie, sapeur-pompier volontaire, a joué le rôle d’un grutier victime d’un malaise dans sa cabine, située à 26 mètres de hauteur. Consciente, elle a été descendue dans une civière grâce à une tyrolienne géante. Dans le second scénario, Matthieu, chef de centre en second, a simulé un ouvrier bloqué à une très grande hauteur en raison d’une panne de grue. Les sapeurs-pompiers du SMP ont alors marché sur la flèche de 60 mètres pour intervenir et descendre au bout d’une corde.
Des exercices rares mais essentiels
« Ce sont heureusement des opérations qui n’arrivent pas souvent, mais nous sommes les seuls spécialistes capables d’agir sur ces structures, qui sont solides et disposent de nombreux points d’accroche. C’est une vraie chance de pouvoir s’entraîner sur une vraie grue dans des conditions réelles où les principaux risques sont causés par la météo, comme le vent, la pluie ou le gel. Nous sommes tous formés pour cela avec trois niveaux différents : sauveteur-équipier, chef d’unité et conseiller technique », a expliqué Christophe, chef d’unité.
Une spécialisation départementale
Le département compte 65 sapeurs-pompiers spécialisés sous le commandement du SDIS76. Ces unités, basées à Dieppe, Le Havre et Rouen, interviennent sur des situations variées : falaises, cavités profondes ou encore chantiers. À Rouen-Gambetta, l’équipe se concentre sur les interventions urbaines et portuaires. Parmi eux, trente sapeurs-pompiers professionnels formés pour intervenir sur des immeubles, des bateaux ou des chantiers, et venir en aide aussi bien aux humains qu’aux animaux.
Un entraînement intensif
Les spécialistes doivent s’entraîner au moins 40 heures par an hors garde, mais atteignent généralement entre 100 et 150 heures. « Quand nous avons une grue de chantier à disposition, nous n’hésitons pas », a ajouté Christophe.
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