Alors que Yannick Noah cherchait désespérément une issue à son mal-être existentiel, nous sommes au milieu des années 80. À cette époque, une redoutable arnaqueuse sévissait aux États-Unis. Comme il l’a confirmé à nos confrères d’Outre-Manche, il a fait partie de ces hommes escroqués par cette fameuse Miranda, qui susurrait à l’oreille de chanteurs, acteurs, producteurs ou athlètes célèbres.
Le point de départ de cette confidence inédite est une critique de son autobiographie « Secrets etc. », publiée en 1997, dans laquelle il était évoqué que Yannick Noah s’était « laissé séduire au point de croire qu’une femme, qu’il n’avait jamais rencontrée autrement qu’au téléphone, était la femme de sa vie », lui a rappelé le journaliste anglais. Dans cet avis littéraire, il est expliqué que cette Miranda était une escroc qui avait réussi à se faire offrir cadeaux, argent et bijoux par l’interprète de « Saga Africa ». Des faits que le père de six enfants confirme avec humour.
« Il arrive que l’on se retrouve dans une situation où l’on ne réalise même pas à quel point la vie est fragile, parce que l’on est entouré de tout ce qui brille. On se sent fort, alors qu’en réalité, on n’a jamais été aussi vulnérable. J’étais perdu. Je me posais de véritables questions sur le sens de la vie », s’est d’abord défendu l’artiste, qui a récemment vécu une mésaventure médicale, avant de lâcher son nom. « Whitney Walton. Cherchez son nom. Vous verrez que j’ai été l’un des hommes qu’elle a séduits. Vous lirez quelque chose de très intéressant, de très drôle ». Mais alors, qui était cette mystérieuse femme qui n’avait pas froid aux yeux ?
« C’est Yannick Noah qui lui ouvre la porte de la chambre » : le témoignage surprenant d’une victime présumée de Patrick BruelMiranda ou Whitney Walton, la femme qui a arnaqué Yannick Noah dans les années 80
Au début des années 80, une femme fait parler d’elle dans le milieu pourtant très fermé des hommes riches et célèbres aux États-Unis. Son identité la plus connue est celle de Miranda Grosvenor, mais cette femme possédait des dizaines d’alias avant que l’on découvre que son véritable nom était Whitney Walton. Son mode opératoire pour atteindre ses victimes était toujours le même. Elle se servait de son alter ego, celui d’une magnifique mannequin blonde pour s’immiscer dans la vie de musiciens, d’acteurs et de producteurs de cinéma grâce à des appels téléphoniques intrigants. Billy Joel, Quincy Jones, Robert De Niro, Bob Dylan, Richard Gere, Sting, Buck Henry, Paul Schrader, Vitas Gerulatis et Yannick Noah ont tous succombé au charme de la voix de Whitney Walton.
Et puis un beau jour, Miranda et ses pseudonymes ont disparu. Personne ne sait pourquoi, même si selon la rumeur lancée par Buck Henry, Whitney Walton aurait tout arrêté à la suite de menaces émises par les avocats de Vitas Gerulaitis. Pour l’heure, rien n’a été confirmé.