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Partager la publication « Clément Charmasson ne veut pas oublier le chemin parcouru »
Après un début de partie canon puis un passage plus délicat, Clément Charmasson a conclu son premier tour de l’Omega European Masters par une carte de 69 (-1). À Crans-Montana, le Toulousain veut profiter de ce tournoi pour donner un nouvel élan à une première saison sur le DP World Tour plus compliquée qu’espéré.
N.C., à Crans-Montana
Clément Charmasson n’aurait pas pu rêver meilleur départ à l’Omega European Masters. Trois premiers trous, trois birdies. Le Français a immédiatement trouvé le bon rythme à Crans-Montana, avec des coups de qualité et un putter au rendez-vous. « J’étais un peu parti comme une fusée. Les shots partaient là où je voulais, le putter était chaud », raconte-t-il.
Mais cette entame idéale n’a pas totalement été suivie d’effet. Le Toulousain a connu un milieu de partie plus compliqué, notamment avec quelques mauvais coups qui l’ont rapidement pénalisé. Le premier tournant est intervenu au 14 (son cinquième trou), un par 5, où il a concédé un bogey qu’il juge lui-même « un peu bête ».
Pas de quoi toutefois gâcher complètement cette première journée. Charmasson a su tenir pour terminer sur une note positive et boucler son tour en 69 (-1) à la 65e position. « Dans l’ensemble, je suis content de faire ce score parce que c’était quand même pas super évident. Le parcours est compliqué, les greens sont rapides. »
Une première saison sur le DP World Tour à apprivoiser
Cette semaine constitue aussi une nouvelle étape dans l’apprentissage accéléré de Clément Charmasson. Son ascension a été fulgurante. En 2024, il évoluait encore sur le Pro Golf Tour, où il avait terminé septième de l’ordre du mérite. Sa promotion vers l’HotelPlanner Tour est finalement arrivée grâce aux résultats d’autres joueurs lors des Cartes européennes.
En 2025, le Toulousain n’a pas tardé à confirmer. Dès son cinquième départ sur le deuxième échelon européen, il a remporté le Challenge de España. Il a ensuite ajouté plusieurs belles performances, avant de valider sa montée sur le DP World Tour à l’issue du Rolex Grand Final. 2026 est donc l’année de la découverte du plus haut niveau européen. « Il y a beaucoup de découvertes », explique le Français, qui estime aujourd’hui être davantage à l’aise sur le circuit. Mais cette adaptation est arrivée avec un léger décalage. « Est-ce que ce n’est pas un peu trop tard ? On ne sait pas. »
Les différences sont nombreuses : parcours plus exigeants, voyages plus longs, niveau de jeu supérieur et marge d’erreur réduite. À cela s’ajoute un élément essentiel, Charmasson estime être « un peu moins bien cette année ou du moins moins constant dans le jeu. Il a des très bons scores, et je me ramasse le lendemain. Ça m’empêche de faire de grosses performances. Maintenant, on va essayer de corriger cela, et continuer jusqu’à la fin du tournoi. »
Je m’attendais à pouvoir jouer plus de tournoisClément Charmasson
Son bilan chiffré illustre cette irrégularité. En 18 tournois disputés avant l’Omega European Masters, le supporter du Stade Toulousain a passé que huit cuts pour aucun top 30. Au classement de la Race to Dubai, il occupait la 165e place avec 139,6 points avant cette semaine suisse.
À cela s’ajoute une autre difficulté, plus administrative et presque invisible pour le public, le calendrier. « Avec ma catégorie, je m’attendais à pouvoir jouer plus de tournois, et notamment durant ce Back Nine. Ma saison est plus courte que ce que je pensais. Donc c’est un peu tout ces trucs-là hors golf qui sont difficiles à gérer aussi et qui découlent sur le sportif », explique-t-il.
Il veut cependant garder le recul nécessaire. Car en deux ans, le joueur de 27 ans est passé du troisième échelon européen au DP World Tour. « Tu as envie au moins de rester là où tu es, mais il ne faut pas que j’oublie que je suis là pour aussi apprendre et prendre de l’expérience tout en essayant de corriger les erreurs au fur et à mesure », rappelle-t-il.
©JASPER WAX / GETTY IMAGES EUROPE / GETTY IMAGES VIA AFP