DÉCRYPTAGE – Dans le projet de Marine Le Pen, les actifs entrés tôt sur le marché du travail bénéficieraient d’un double avantage : un départ anticipé, mais aussi une durée de cotisation ramenée à 40 annuités. Une mesure qui vise à améliorer le sort des travailleurs les plus précaires.
«Assumons des choix de société. Moi, je les assume.» Face à ses adversaires putatifs à l’élection présidentielle et devant un parterre de chefs d’entreprise, jeudi 27 août, la candidate du Rassemblement national (RN) Marine le Pen a réaffirmé l’un de ses engagements phares : abaisser l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans, et même à 60 ans pour les actifs entrés dans la vie professionnelle avant 20 ans. Érigées en symbole de «la France qui se lève tôt», les «carrières longues» bénéficieraient d’un double avantage : un départ anticipé, mais aussi une durée de cotisation ramenée à 40 annuités, contre 43 aujourd’hui. Derrière ces faveurs, la promesse, portée par la triple candidate à l’Élysée, de privilégier la «justice sociale» aux seuls équilibres comptables.
Reste une question centrale, au-delà du coût d’une telle réforme : le dispositif de départ en retraite anticipé défendu par le parti à la flamme améliorerait-il réellement le sort des travailleurs les plus précaires ?
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