Ces dernières heures, les déclarations ont fusé entre le Royaume-Uni et l’Argentine. Au coeur de la discorde : les îles Malouines, que chaque pays affirme détenir.
Des échanges musclés. Alors que le président de l’Argentine Javier Milei avait affirmé que les îles Malouines «sont argentines par l’histoire et par le droit», la réponse du Royaume-Uni ne s’est pas faite attendre.
Par la voix de son ministre de la Défense, Wes Streeting, les Britanniques se sont élevés contre les propos du président argentin : «La déclaration de Milei au cours de la nuit nous en dit plus sur la politique intérieure en Argentine que sur les îles Malouines. Les Malouines sont britanniques parce que les habitants des Malouines choisissent d’être britanniques», a-t-il écrit sur son compte X.
«Notre engagement envers les Malouines est absolu et inébranlable 🇬🇧 🇫🇰», a-t-il ajouté.
Milei’s statement overnight tells us more about domestic politics in Argentina than it does about the Falkland Islands.
The Falklands are British because Falkland Islanders choose to be British.
Our commitment to the Falklands is absolute and unshakeable 🇬🇧 🇫🇰 pic.twitter.com/pi0xd7OhYS
— Wes Streeting (@wesstreeting) September 4, 2026
donald Trump, soutien de poids de Javier Milei ?
De son côté Javier Milei s’était montré offensif dans ses paroles, affirmant que l’Etat argentin allait déployer «tous les instruments diplomatiques, économiques, judiciaires, afin de dissuader les acteurs étatiques et non étatiques qui portent atteinte à notre souveraineté». Dans une allocution télévisée, il a annoncé un projet de loi pour «durcir les sanctions et les peines à l’encontre des entreprises liées à des opérations non autorisées», autour de l’archipel de l’Atlantique sud.
Cet échange entre Londres et Buenos Aires est intervenu quelques jours après la prise de parole de Donald Trump sur le sujet, déclarant ne pas exclure de «revoir» la position américaine de neutralité concernant l’archipel.
Les Etats-Unis, comme la plupart des pays occidentaux, reconnaissent que le Royaume-Uni administre de facto ces îles, mais ne se prononcent pas sur la souveraineté stricto sensu. Celle-ci fait l’objet d’une résolution en 1965 de l’ONU, qui reconnaît l’existence d’un différend, et enjoint les parties à trouver une solution pacifique.
«Je passe toujours toutes les positions en revue. C’en est une parmi d’autres», avait déclaré lundi le président américain, interrogé sur les Malouines, sans être plus explicite.
Javier Milei s’est aussitôt réjoui de la petite phrase de son homologue américain, évoquant «quelque chose de très fort concernant la cause la plus importante et la plus sacrée pour nous les Argentins».
L’archipel des Malouines, à 600 kilomètres de la côte patagonienne argentine, a été le théâtre d’une brève guerre entre l’Argentine et le Royaume-Uni en 1982, qui a fait 649 morts argentins et 255 britanniques en 74 jours.