Un usager du métro parisien a reçu une facture de 400 euros, soit 310 euros de plus que ce qu’il paie habituellement. Il affirme avoir fait une erreur en rechargeant son pass, mais ses réclamations n’ont pas abouti pour l’heure, rapporte Le Parisien jeudi.
Il assure être de bonne foi. Selon lui, le problème viendrait du fait qu’il dispose de deux titres de transport sur son téléphone. Le premier est son pass Navigo habituel, pour lequel il paie un forfait de 90,80 euros. Le second est un pass Liberté +, facturé à la consommation. Lors de son dernier rechargement, en juillet, il a crédité par erreur le second.
Pas d’alerte ni de geste commercial
« Je n’ai reçu aucun message d’alerte m’informant de l’absence de titre mensuel valide. Si j’avais été informé, j’aurais pu rectifier et souscrire à un pass Navigo mensuel », déplore-t-il. Sans le savoir, il a multiplié les trajets vers son travail, qui se trouve près d’un aéroport. Il a été facturé 14 euros l’aller simple.
En constatant le montant de la facture, l’usager a proposé un arrangement avec Ile-de-France Mobilités (IDFM) : payer l’abonnement mensuel qu’il aurait dû prendre. En vain. Il a été invité à régler la somme réclamée afin de pouvoir éventuellement bénéficier ensuite d’un avoir.
« Un procédé scandaleux »
Mais lorsqu’il a formulé une nouvelle réclamation, un autre problème s’est posé : le délai de trente jours fixé par l’opérateur concernant le consentement pour l’affichage des factures était dépassé. Entre-temps, l’usager avait également résilié son pass Liberté +. « Le procédé utilisé par Île-de-France Mobilités est scandaleux et est fait dans l’unique but de décourager », clame-t-il.
Le litige qui oppose cet usager à l’opérateur serait toujours à l’étude, assure IDFM auprès du Parisien. Le transporteur livre toutefois quelques conseils pour éviter de se retrouver dans cette situation : activer « Mon alerte conso », qui prévient lorsqu’un seuil est dépassé, et éventuellement souscrire à un pass Navigo annuel afin d’éviter les rechargements mensuels.