Par

Manon Reinhardt

Publié le

3 sept. 2026 à 16h28

Depuis sa lourde défaite contre son frère ennemi Éric Ciotti, qui a pris les rênes de Nice le 22 mars dernier, Christian Estrosi avait disparu de la vie politique locale. En six mois, seules quelques publications ont été postées sur son compte Instagram et X. Mais ce mercredi 2 septembre, le maire déchu a fait son come-back (médiatisé) dans la capitale azuréenne en tant que premier vice-président de la Région Sud.

Peu de nouvelles pendant six mois

Est-ce le signe d’un retour ? C’est en tout cas sa première apparition publique depuis sa désillusion aux élections municipales 2026.

Ces derniers mois, l’ancien édile était aux abonnés absents. Seules quelques publications sur ses réseaux sociaux donnaient de ses nouvelles, comme son ascension vers le sommet du Kilimandjaro, à 5.895 mètres d’altitude, en Tanzanie.

Alors que Ciotti est désormais aux commandes de la Ville qu’il a dirigée pendant 18 ans, Christian Estrosi semble vouloir poursuivre sa carrière en politique. Ce dernier n’est peut-être plus maire, mais il est président délégué de la Région Sud et premier vice-président.

L’inauguration du nouvel internat du lycée Masséna

Ce mercredi 2 septembre 2026, il était présent pour l’inauguration du nouvel internat, entièrement réhabilité par la collectivité, du lycée Masséna. Et forcément, il n’est pas passé inaperçu.

« Pour la rentrée des lycées, la livraison de l’internat du lycée Massena qui entame un chantier de rénovation de plus de 50 millions d’euros était emblématique de la priorité que nous avons toujours consacrée avec Renaud Muselier et notre majorité régional à nos Lycéens et toute la communauté éducative », a-t-il écrit sur Instagram.

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« Je ne veux pas m’en mêler »

Il n’a toutefois pas manqué de tacler son successeur sur son initiative d’équiper toutes les écoles niçoises d’un mât et d’un drapeau français.

Interrogé à ce sujet par nos confrères de BFM Nice Côte d’Azur, il a estimé : « Les écoles de Nice ne manquent de signes républicains. Je dirais simplement cela. Nous avions veillé à ce que sur le fronton de chacune de nos écoles, notre drapeau et nos devises y figurent ».

Le vice-président de la Région a par ailleurs assuré ne pas vouloir « s’en mêler ». « J’ai répondu à une question sans pour autant me prononcer sur le sujet d’actualité », a précisé Christian Estrosi en duplex, rappelant la nécessité de se concentrer sur « la qualité de la transmission du savoir » dans les établissements scolaires.

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