RÉCIT – Dans trois semaines, la Sainte Tunique d’Argenteuil fera l’objet d’une rare ostension hors des murs de la basilique Saint-Denys, devant le pape et 80.000 jeunes. Le père Guy-Emmanuel Cariot, ancien recteur de l’édifice religieux, évoque auprès du Figaro une relique qui «nous plonge au cœur de la foi».
Officialisée le 2 septembre, la présence de la Sainte Tunique d’Argenteuil au Stade de France pour la veillée de prière organisée en marge de la visite en France de Léon XIV, le 25 septembre prochain, se prépare dans l’urgence depuis plusieurs semaines. Début août, Gabriel Hostachy, ébéniste, reçoit un appel inattendu : on lui propose de concevoir, en deux mois, un nouveau reliquaire pour le vêtement qui a, selon les Écritures, été porté par le Christ durant sa Passion.
L’ébéniste hésite. «Le délai était quand même très court et le projet un peu ambitieux», raconte-t-il au Figaro. Mais l’occasion est difficile à refuser : «Ce n’est pas tous les jours qu’on a une proposition comme celle-ci.» Il accepte finalement, à condition de parvenir à imaginer un objet «à la hauteur» de la relique tout en restant réalisable en moins de deux mois. Depuis, le chantier occupe ses journées. Le reliquaire atteindra près de quatre mètres de haut. Il prendra la forme d’un grand meuble vitré dans lequel…
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