Par
Inès Cussac
Publié le
4 sept. 2026 à 16h35
C’est la « fin de l’aventure » pour l’artisan fleuriste Gaylor. Trois ans après son arrivée dans le centre commercial Bonneveine à Marseille (8e), le commerçant baisse le rideau. « Nous avons essayé, à notre petite échelle, de participer à la vie et à la redynamisation de ce centre qui, certains jours, prend malheureusement des allures de cimetière », déplore le fleuriste qui annonce quitter les lieux « le cœur serré ».
En cause, la hausse des loyers ne lui permet pas de rester.
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« Quelque part entre les Champs-Élysées et l’avenue Montaigne »
« Il y a 36 mois, nous avons ouvert une boutique dans la galerie avec énormément d’envie et d’ambition », retrace l’enseigne sur les réseaux sociaux pour annoncer son départ. « À l’époque, nous avions signé un bail dérogatoire avec un loyer de 2.500 euros par mois. 36 mois plus tard, notre bailleur nous propose de poursuivre l’aventure avec un nouveau loyer de 5.000 euros par mois. »
Un loyer excessif pour ce fleuriste qui avait installé ses pots dans l’une des échoppes du centre commercial, un local de 50 m². «À ce tarif-là, nos propriétaires parisiens doivent certainement penser que la galerie de Bonneveine se trouve quelque part entre les Champs-Élysées et l’avenue Montaigne. Malheureusement, ce sera sans nous », ironise-t-il.
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Aucun accord trouvé
Contactée, la direction de l’établissement de l’avenue de Hambourg (qui abrite près de 50 boutiques) précise que l’enseigne bénéficiait depuis trois ans d’un bail dérogatoire « permettant de fixer librement le loyer commercial entre les parties ».
« Arrivé au terme de sa durée maximale autorisée, ce bail ne pouvait être renouvelé à l’identique, conformément aux dispositions applicables aux baux commerciaux. Cette situation a donc contraint le centre commercial Bonneveine a proposé un bail commercial traditionnel à l’enseigne, sans qu’aucun accord ne puisse être trouvé. »
Le local restitué depuis le 3 septembre ne marque cependant pas la fin de Gaylor. Celui-ci poursuit son activité place du 4-Septembre, avenue Montredon et rue Capitaine-Jean-Croisa. « Depuis cinq ans, nous avons énormément développé notre activité événementielle, qui prend aujourd’hui une place majeure dans notre aventure », ajoute le fleuriste qui poursuit son histoire et dont « le meilleur reste à venir », promet-il.
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