Par

Clémence Apetogbor

Publié le

4 sept. 2026 à 21h05

Il avait beaucoup fait parler de lui depuis son installation le 24 août dernier. Le radar de chantier situé sur le boulevard périphérique parisien, au niveau de la porte de Montreuil, et qui pouvait flasher jusqu’à 18 véhicules en moins de 5 minutes, ne sanctionnera plus les automobilistes. La déléguée interministérielle à la Sécurité routière a annoncé ce vendredi sa neutralisation.

Contrairement au reste du périphérique, limité à 50 km/h, la zone où est installé le radar est limitée à 30 km/h en raison de travaux en cours. Une vitesse réduite qui n’a pas manqué de surprendre par milliers les automobilistes. L’association 40 millions d’automobilistes s’était insurgée contre cette « pompe à fric », sans « aucune vertu pédagogique ». Elle avait dénombré pas moins de 18 flashs en 4 minutes 39.

L’appareil continuera de flasher

« Dès le début » de « grosses difficultés techniques » se sont présentées, a expliqué à l’AFP Estelle Balit, déléguée interministérielle à la Sécurité routière. « Très rapidement, il a été décidé de neutraliser les productions de procès-verbaux de ce radar, le temps d’expertiser ce qui n’allait pas », a-t-elle dit, et soulignant par ailleurs qu’a été faite au procureur de Rennes la demande d’annuler l’ensemble des procès-verbaux déjà établis. « Très peu » selon Estelle Balit.

Les flashs ont en revanche été maintenus pour « un effet pédagogique ». « C’est une procédure qui arrive. Les évolutions technologiques ne sont pas une science toujours exacte. On a toujours des pannes, des bugs », ajoute la déléguée interministérielle.

La recette des radars, tous types confondus, a rapporté 965 millions d’euros en 2023, et 889 millions d’euros en 2024, selon des données officielles. Une grande part est reversée à la lutte contre l’insécurité routière.

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