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Rédaction Strasbourg

Publié le

4 sept. 2026 à 16h08

Un interne en médecine a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Strasbourg pour avoir administré à sa compagne des comprimés abortifs à son insu.

Interdiction d’exercer la profession de médecin

Sa peine : cinq ans d’emprisonnement, dont trois avec sursis et placé sous mandat de dépôt, Cet homme de 36 ans a l’interdiction définitive d’exercer la profession de médecin et l’interdiction d’exercer toute activité de nature médicale ou paramédicale pendant une durée de cinq ans.

« Il a reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Il a expliqué qu’il les a commis parce qu’il n’arrivait pas à se projeter dans un projet de parentalité, qu’il n’était pas en situation psychologique, financière et matérielle de s’investir dans un projet parental », a déclaré à l’AFP son avocat Valentin Guégan.

Deux substances administrées dont une en l’embrassant

Les faits se sont produits en mars 2024 au domicile de sa compagne, infirmière, à Furdenheim (Bas-Rhin).

Selon le journal DNA, le trentenaire s’est procuré « un comprimé de mifépristone — qui ramollit le col de l’utérus — et trois cachets de misoprostol — qui entraîne l’expulsion du fœtus ». Il a fait ingérer à sa compagne la première molécule « en l’embrassant » puis, le lendemain, lui a fait boire une boisson dans laquelle il avait dissous le second produit.

Le trentenaire, sans antécédents judiciaires, avait étudié la médecine pendant dix ans et en était à la fin de son cursus lorsque les faits se sont produits. « On se réserve le droit d’interjeter appel. À ce stade, aucune décision n’est prise », a précisé son avocat.

Avec AFP

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