À la station de taxis de la gare Saint-Charles, à Marseille, Amine gare sa Tesla Model Y pour déposer une cliente. Dans quelque temps, le chauffeur de taxi marseillais pourrait réaliser cette course sans toucher le volant du SUV électrique, si le gouvernement autorise le constructeur américain à déployer en France son système de conduite autonome, le « FSD » (pour « Full Self-Driving »), qui permet de circuler sans toucher au volant ni aux pédales. Le ministère des Transports et l’Union européenne planchent actuellement sur une homologation.

« Moi, la voiture autonome, ça me fait un peu peur, s’inquiète ainsi le chauffeur, en extirpant une valise du coffre. Un taxi, ce n’est pas juste transporter une personne d’un point A à un point B. On discute avec les clients, on aide les gens. Parfois, on accompagne des personnes malades à l’hôpital, et ça, une voiture autonome ne peut pas le faire. Il faut aussi que ce soit encadré. Déjà, on se fait écraser par la concurrence des VTC, et maintenant, on veut nous rajouter ça. On a l’impression que le taxi est en train de s’éteindre petit à petit. »

« On ne peut pas être contre cette innovation »

La crainte est partagée par de nombreux chauffeurs, alors…