RÉCIT – L’ancien commandant de l’armée des Serbes de Bosnie doit être inhumé lundi à Belgrade. Surnommé « le Boucher des Balkans », il purgeait une peine de prison à vie après sa condamnation, en 2017, par le Tribunal pénal international, pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.
Ratko Mladic, la tête militaire des Serbes de Bosnie, est l’un des trois principaux responsables, avec son homologue politique Radovan Karadzic et leur « patron » de Belgrade, Slobodan Milosevic, de la guerre qui a fait 100 000 morts, au début des années 1990, dans cette petite République devenue indépendante à la chute de la Yougoslavie communiste titiste.
Le portrait-robot habituel de celui que l’on surnomme « le Boucher des Balkans », met en avant son ultranationalisme, son extrémisme idéologique, mis au service du projet « grand serbe » de Milosevic qui, comme Vladimir Poutine aujourd’hui en Russie avec ses voisins, voulait faire rentrer de force au bercail les anciennes entités de la fédération yougoslave. Et les punir d’avoir quitté la maison mère, en quête de liberté, à la faveur de la chute du communisme. Certains courants politiques, en Europe, veulent voir en lui, comme en Vladimir Poutine, un héros de la défense de l’Occident contre la « submersion » islamiste…
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