Le Conseil du Cyclisme Professionnel s’est réuni cette semaine, à Aigle, au siège de l’Union Cycliste Internationale, pour plancher sur de nombreux sujets qui agitent le peloton. Après avoir délivré un hommage à Finlay Tarling, disparu au dernier Tour du Portugal, les différents acteurs du cyclisme ont accordé une grande part de la réunion à la sécurité.

Cependant, l’UCI précise dans son communiqué « l’absence de proposition commune des différentes familles ». L’organisme s’est contenté d’un rappel de « la nécessité impérieuse de mettre en place aussi rapidement que possible un système dédié à la sécurité, permettant de suivre en temps réel la localisation des coureurs et des véhicules en course sur toutes les épreuves sur route professionnelles, à commencer par celles de l’UCI WorldTour et de l’UCI Women’s WorldTour ».

Sur les derniers Championnats du Monde à Kigali (Rwanda), comme sur toutes les prochaines éditions, l’UCI a mis en place un système dans ce sens. Récemment, RouBack a aussi jeté une bouteille à la mer en Belgique. Mais outre la sécurité, des intérêts commerciaux entrent aussi en piste. David Lappartient, président, ayant rappelé qu’il est « nécessaire, dans les discussions sur la sécurité, que les parties prenantes dépassent les désaccords pouvant exister sur certains sujets pour agir ensemble. Selon lui, la sécurité des coureurs l’impose, et cette dernière ne doit jamais être sacrifiée au profit d’intérêts commerciaux ».

En prime, l’UCI et donc SafeR, la structuré dédiée à la sécurité, veulent garantir dans les derniers hectomètres « l’utilisation de barrières conformes aux normes issues de l’étude menée par la Haute École Spécialisée de Suisse Occidentale Valais-Wallis. Cette obligation s’appliquera progressivement, d’abord aux épreuves de l’UCI WorldTour et de l’UCI Women’s WorldTour dès la saison 2027, avant d’être étendue à l’ensemble des autres classes d’épreuves ».

Mais le travail est encore long pour pousser tous les curseurs de la sécurité, car si elle est régulièrement qualifiée de priorité absolue, elle ne se substitue pas pour autant complètement aux intérêts commerciaux qui lui sont liés.