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Trois mois après le premier procès, un autre homme impliqué dans un trafic de drogues de synthèse a été jugé à Toulouse, ce jeudi 3 septembre. Très gros consommateur, il revendait entre 2022 et 2024 à des amis et connaissances.

Il a longtemps vécu caché. La cinquantaine, Abdelkader explique avoir compris tardivement son homosexualité. Il avait déjà sa femme, ses enfants. Avant de chercher sa place dans un milieu où les drogues ont rapidement pris une importance considérable. Il consomme beaucoup, puis revend. De 2022 à 2024, il alimente à son tour un cercle de connaissances et d’amis.

Trois mois après le procès de plusieurs membres de la même équipe, cet homme a été jugé jeudi devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Le dossier raconte, une nouvelle fois, un trafic étroitement mêlé à la consommation : des produits achetés pour soi, puis pour les autres, jusqu’à devenir un fournisseur identifié dans son entourage. La réputation s’installe et les ventes se multiplient. Les enquêteurs évaluent à environ 50 000 euros les sommes tirées de cette activité.

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Pour Me Johana Abraham, son avocate, ces chiffres ne racontent pourtant pas la vie d’un trafiquant ayant profité de son commerce. « Il a eu la belle vie ? Non. Il se droguait pour s’intégrer dans ce milieu. En dealant, il s’achetait aussi des amis », résume l’avocate.

« Il faut l’accompagner »

Un accident vasculaire cérébral marque une rupture. L’homme cesse de vendre en 2024. Il est quand même interpellé deux ans plus tard. Certains membres de cette équipe ont continué à vendre ces produits. Lui avait commencé des soins pour ses addictions et trouvé un travail.

Des éléments qui ne suffisent pas à faire oublier au ministère public la « gravité des faits ». Il requiert trois ans de prison, dont deux assortis d’un sursis, avec une année ferme pouvant être exécutée sous bracelet électronique et réclame également 10 000 euros d’amende.

La défense possède sa lecture : Abdelkader a changé, durablement. Me Abraham demande une peine compatible avec cette évolution. L’avocate estime qu’une incarcération ne serait pas adaptée et insiste sur la nécessité de poursuivre les soins et de préserver son insertion professionnelle. « Il faut l’accompagner », soutient-elle.

Le tribunal prononce finalement une peine de deux ans de prison, dont un an ferme aménagé sous bracelet électronique, ainsi que 3 000 euros d’amende.