C’est une mesure entrée en vigueur mardi dernier 1er septembre et qui pourrait changer certaines pratiques dans les cabinets médicaux. Depuis le début de la semaine, médecins généralistes et spécialistes, sages-femmes ou chirurgiens-dentistes ne peuvent plus prescrire d’arrêt de travail supérieur à 31 jours pour l’arrêt initial et à 62 jours en cas de prolongation.

Jusqu’à aujourd’hui, aucune durée maximale d’arrêt maladie n’était prévue, bien que des recommandations existent pour certaines pathologies, avec des durées indicatives. Dans son projet initial, le gouvernement voulait pouvoir fixer cette limite, par décret, à quinze jours pour un premier arrêt de travail prescrit par un médecin de ville et trente jours à l’hôpital. Mais les députés ont voté pour que la durée soit d’un mois dans les deux cas, et que cette durée soit inscrite dans la loi et non laissée à la main de l’exécutif.

Aurore Baudoin-Haloche, médecin généraliste dans le 7e arrondissement de Marseille, l’assure, la limitation de durée des arrêts de travail est « une réforme plutôt intelligente ». Un mois d’arrêt, « c’est ce que je fais déjà. Les personnes malades, il faut les suivre. Une personne en arrêt c’est quelqu’…