Par
Tiago TRIDOUX
Publié le
4 sept. 2026 à 20h30
C’est une première pour la Seine-et-Marne. Selon le dernier bilan de Santé publique France, publié fin août, un cas humain autochtone de virus du Nil occidental a été recensé dans à Thorigny-sur-Marne (Seine-et-Marne). Cela signifie que la personne infectée n’a pas contracté le virus lors d’un voyage à l’étranger : la contamination a bien eu lieu localement.
« Aucun autre cas n’a été déclaré »
À la suite de ce signalement, une enquête entomologique a été réalisée le 26 août 2026 dans un rayon de 250 mètres autour du secteur concerné. L’objectif était d’identifier d’éventuels gîtes larvaires, de mettre en œuvre les traitements larvicides nécessaires et de sensibiliser les habitants aux bonnes pratiques permettant de limiter la prolifération des moustiques. « Aucun autre cas n’a été déclaré suite à l’enquête de terrain », précise l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France.
Au total, en date du vendredi 4 septembre 2026, près de 50 cas ont été recensés dans tout l’Hexagone depuis le début de l’été. En 2025, 62 cas humains autochtones avaient été recensés en France, dont les premiers cas jamais détectés chez l’humain en Île-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Normandie.
Une maladie transmise par le moustique commun
Le virus du Nil occidental, aussi appelé West Nile, est un virus principalement présent chez les oiseaux. Il peut toutefois être transmis à l’être humain par la piqûre d’un moustique infecté, principalement du genre Culex, le moustique commun que l’on retrouve partout en France métropolitaine.
« Le moustique tigre ne transmet pas ce virus », rappelle l’ARS. Le moustique Culex est surtout actif du crépuscule à la nuit.
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L’être humain ne constitue toutefois pas un réservoir important du virus et la transmission entre personnes n’est pas le mode habituel de contamination.
Une infection le plus souvent sans gravité
La bonne nouvelle est que l’infection passe le plus souvent inaperçue. Selon les autorités sanitaires, environ 80 % des personnes infectées ne présentent aucun symptôme.
Dans environ 20 % des cas, l’infection peut provoquer des symptômes proches de ceux de la grippe : fièvre, maux de tête, courbatures et fatigue.
Plus rarement, la maladie peut évoluer vers une forme sévère avec des atteintes neurologiques, comme une méningite ou une méningo-encéphalite. Ces complications restent rares mais peuvent nécessiter une prise en charge hospitalière.
Après une piqûre infectante, la période d’incubation est généralement comprise entre 3 et 15 jours.
Comment se protéger ?
Avec la circulation du virus, les autorités sanitaires recommandent de limiter autant que possible les possibilités de piqûres de moustiques.
Pour se faire, l’ARS, recommande, entre autres de « porter des vêtements clairs, amples et couvrant bras et jambes », mais aussi d’utiliser des répulsifs cutanés en respectant les précautions d’emploi. Installer des moustiquaires et, lorsque cela est possible, utiliser un ventilateur font également partie des mesures recommandées.
Pour lutter efficacement contre la propagation du virus, il est vivement conseillé de supprimer les eaux stagnantes autour des habitations : vider régulièrement les récipients, entretenir les jardins et bassins, nettoyer les gouttières et couvrir les réserves d’eau permettent de limiter les lieux de ponte des moustiques.
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