Reconstructions, extensions, rénovations thermiques… Les collèges restent le premier poste d’investissement du Département d’Ille-et-Vilaine, avec plus de 30 millions d’euros engagés chaque année. Plusieurs gros chantiers se profilent, notamment à Rennes, Melesse, Saint-Aubin-du-Cormier ou Liffré. Le point sur les projets à venir.

Les collégiens ont repris le chemin des classes. Pour le Département d’Ille-et-Vilaine, la rentrée se joue aussi à coups de millions d’euros et de grues. La collectivité consacre en 2026 89,1 millions d’euros aux 111 collèges bretilliens, dont 62 publics et 49 privés. Quelque 55 800 élèves y sont attendus, soit 700 de moins que l’an dernier. Sur cette enveloppe globale, 32,6 millions d’euros concernent les bâtiments, entre construction, rénovation, équipement et fonctionnement.

Rennes : Beauregard et Clothilde-Vautier dans les cartons

Les collèges constituent même le premier poste d’investissement du Département, avec plus de 30 millions d’euros par an. À côté des opérations lourdes, plus d’un million d’euros est encore prévu cette année pour renouveler le matériel de cuisine. À Rennes, le plus spectaculaire concerne le collège Beauregard, avec la construction d’un nouvel établissement pour 22,3 millions d’euros. Toujours dans la capitale bretonne, le collège Clothilde-Vautier doit bénéficier d’une rénovation thermique évaluée à 9,1 millions d’euros.

Ailleurs dans le département, les montants sont tout aussi conséquents. À Saint-Aubin-du-Cormier, l’extension et la restructuration du collège Pierre-de-Dreux représentent 23,1 millions d’euros. À Melesse, la construction du collège Mathurin-Méheut est chiffrée à 18,9 millions. À Liffré, 16 millions d’euros sont prévus pour restructurer Martin-Luther-King. Les opérations à venir concernent également la rénovation thermique du collège Gandhi à Fougères (3,8 millions d’euros) et la rénovation intérieure des Rochers-Sévigné à Vitré (2 millions). À Betton, 4,3 millions d’euros sont annoncés pour restructurer la demi-pension du collège François-Truffaut. À Pacé, 2,9 millions doivent être consacrés à la restructuration et à l’extension de celle de Françoise-Dolto.

Des chantiers à plus de 20 millions d’euros

Cette nouvelle vague s’ajoute à une longue série d’opérations lancées depuis 2021. La carte départementale recense notamment la reconstruction du collège de Cleunay à Rennes, pour 22,6 millions d’euros, la restructuration du Querpont à Val d’Anast pour 12,1 millions, ou encore la rénovation thermique de Duguay-Trouin à Saint-Malo pour 9,1 millions. Selon les établissements, ces travaux sont déjà réalisés, en cours ou encore programmés.

D’autres opérations affichent des factures importantes : 13 millions d’euros pour la restructuration de Georges-Brassens au Rheu, 10,6 millions pour l’extension et la restructuration de Jacques-Prévert à Romillé et 7,6 millions pour la restructuration partielle du Chêne-Vert à Bain-de-Bretagne. Derrière les murs, Jean-Luc Chenut entend donner à cette rentrée une dimension plus politique. Dans son éditorial, le président du Département place 2026 « sous le signe de la justice sociale ». Son objectif est de « réduire les inégalités, et renforcer l’égalité des chances ». Le président revendique ainsi « un collège plus accessible, plus équitable et plus attentif aux réalités vécues par les habitants ».

Les chiffres clés : 55 800 collégiens à la rentrée 2026, 111 collèges dont 62 publics et 49 privés, 89,1 millions d’euros de budget, dont 32,6 millions pour les bâtiments, 29 millions pour la masse salariale des agents des collèges publics, 23,3 millions pour la vie collégienne et 4,2 millions pour le numérique. À cela s’ajoutent 8 millions d’euros pour le transport adapté des élèves en situation de handicap. Le Département emploie 639 agents pour l’entretien des établissements et la restauration scolaire. Les collèges publics sont tous raccordés au très haut débit et 97 % du programme de renouvellement du matériel informatique a été réalisé, avec plus de 3 700 ordinateurs remplacés. 77,5 % des collèges ont bénéficié d’une action éducative soutenue par la collectivité au cours des deux dernières années scolaires.