Par
Fabien Binacchi
Publié le
5 sept. 2026 à 9h51
Pas de bond spectaculaire, ni dans un sens, ni dans l’autre. Sur les douze derniers mois, le prix moyen de l’immobilier marseillais est resté atone. Si les chiffres de Seloger donnent -1% entre septembre 2025 et septembre 2026, ceux de Pap.fr voit l’inverse : +1%. « Nous sommes sur une relative stabilité dans la deuxième ville de France », tranche Roman Rainfray, chargé d’études pour le site de petites annonces de « particulier à particulier ». Avec un mètre carré à 3.346 euros à l’échelle de toute la cité phocéenne. En zoomant, les chiffres ont par contre évolué plus franchement dans certains arrondissements. Trois, dont un plus particulièrement, enregistrent des hausses marquées.
La hausse se poursuit dans le 7e, mais ralentit
Quels sont les arrondissements de Marseille les plus dynamiques sur le terrain de l’immobilier ? En un an, le 7e, le 11e et surtout le 14e enregistrent les plus fortes augmentations. Le 7e, qui compte sept quartiers des plus recherchés de la ville (Bompard, Endoume, Les Iles, Le Pharo, Le Roucas Blanc, Saint-Lambert et Saint-Victor) continue de flamber même si la hausse ralentit. Elle est de 4,5% sur les douze derniers mois et de 20,6% en cinq ans, selon les chiffres communiqués par Pap.fr
Cet arrondissement conforte sa place d’arrondissement le plus cher de Marseille. Le prix moyen du mètre carré s’établit désormais à 5.212 euros. « C’est le plus prisé, une valeur sûre pour les investisseurs, analyse Roman Rainfray auprès de notre rédaction. C’est l’image de Marseille avec les villas vue sur la mer qui attire tous ceux qui peuvent se le permettre. »
Dans le 14e, « on part de très bas »
Le 11e (+5,4% en un an et + 8% sur cinq ans) et surtout le 14e arrondissement ont encore plus d’allant. Quand le premier « séduit par ses maisons avec jardin et son cadre plus rural », le second, bien moins favorisé, affiche « une croissance astronomique car on part de très bas », poursuit le spécialiste. Les prix dans ses quartiers (Les Arnavaux, Bon-Secours, Le Canet, Le Merlan, Saint-Barthélémy, Saint-Joseph et Sainte-Marthe) sont parmi les plus bas du marché marseillais : 1.726 euros du mètre carré.
Sa proximité avec le technopôle de Château-Gombert et ses écoles d’ingénieurs, ainsi que des prix encore très inférieurs à la moyenne marseillaise, en font une porte d’entrée intéressante sur le marché marseillais.
Romain Rainfray
Sur Pap.fr
Et l’augmentation est soutenue, stable juste en dessous des 8% annuellement. Toujours selon les données communiquées par Pap.fr, on enregistre + 7,8% en un an, 7,6% sur deux ans et 7,7% sur les cinq dernières années. « Les prix montent pour rattraper ceux des autres arrondissements d’une métropole qui reste encore relativement accessible ».
Les chiffres dans les autres arrondissements
(évolution septembre 2026 vs. septembre 2025 Pap.fr)
- 1er : 3.206 euros/m² -0,2 %
- 2e : 3.312 euros/m² -0,3 %
- 3e : 1.816 euros/m² +0,8 %
- 4e : 2.931 euros/m² +0,8 %
- 5e : 3.493 euros/m² −0,4 %
- 6e : 3.902 euros/m² +2,1 %
- 8e : 4.390 euros/m² −0,6 %
- 9e : 3.308 euros/m² +2,7 %
- 10e : 2.771 euros/m² +1,9 %
- 12e : 3.678 euros/m² +1,4 %
- 13e : 2.972 euros/m² +0,9 %
- 15e : 1.637 euros/m² +1,5 %
- 16e : 3.223 euros/m² +0,3 %
Le bon moment pour acheter ?
A priori, une baisse des prix à Marseille n’est pas à espérer. La ville a le vent en poupe et la demande reste forte. Selon Roman Rainfray, il est toujours temps d’acheter. « Les taux restent à peu près acceptables, à 3,50% sur 20 ans, mais ça risque d’augmenter avec les prochaines annonces de la BCE (Banque centrale européenne). »
« Si on a déjà un coup de cœur, une idée claire de ce qu’on veut, qu’on a déjà identifié un bien, c’est vraiment le moment, il ne faut pas hésiter », appuie l’expert.
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