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Le jour où le pharmacien a reposé son stylo pour demander « et vos traitements, madame, ils ont changé récemment ? » : ma mère a compris que la vaccination contre la grippe ne se limitait pas à tendre le bras.
À retenir
- Pourquoi le pharmacien pose des questions bien avant de sortir la seringue
- Le secret que révèle le délai de deux semaines après l’injection
- Comment grippe et Covid-19 s’organisent sur le même rendez-vous
Sommaire
- Un rendez-vous qui commence par un bon de prise en charge
- Pourquoi le pharmacien, et pas seulement le médecin
- Les questions qui précèdent l’injection
- Le geste, rapide, presque anodin
- Ce qui ne commence qu’après : le délai des deux semaines
- Grippe et Covid, le même jour si besoin
- Une couverture vaccinale qui remonte doucement
Un rendez-vous qui commence par un bon de prise en charge
Tout a débuté par une enveloppe de l’Assurance Maladie, glissée dans la boîte aux lettres début octobre. Les patients éligibles reçoivent un bon de prise en charge du vaccin de l’Assurance Maladie. Ma mère, 68 ans, en fait partie chaque année sans exception.
La campagne 2025-2026 a démarré le 14 octobre en métropole, aux Antilles et en Guyane. La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière et la Covid-19 démarre le 14 octobre 2025 en métropole, aux Antilles et en Guyane. Elle devait initialement s’arrêter fin janvier, mais la circulation active des virus a changé la donne.
La campagne conjointe grippe et Covid-19 de la saison précédente a commencé le 14 octobre 2025 et devait s’achever le 31 janvier 2026, avant d’être prolongée jusqu’au 28 février 2026 en raison d’une circulation des virus grippaux toujours active. Un détail qui change tout pour les retardataires du calendrier.
Pourquoi le pharmacien, et pas seulement le médecin
Les personnes de 11 ans et plus éligibles à la vaccination retirent directement leur vaccin chez le pharmacien, sur présentation de leur bon de prise en charge et de leur carte Vitale. Pas besoin de passer par la case médecin généraliste, sauf cas particulier.
Tout pharmacien habilité peut prescrire et vacciner contre la grippe saisonnière. Une évolution récente du métier, née d’une expérimentation devenue routine dans la plupart des officines de quartier.
Pour les 65 ans et plus, deux vaccins sont spécifiquement recommandés. La vaccination contre la grippe saisonnière est recommandée chaque année pour les personnes âgées de 65 ans et plus, avec une vaccination préférentielle par un vaccin hautement dosé ou avec adjuvant.
Les questions qui précèdent l’injection
Avant de sortir la seringue, le pharmacien a interrogé ma mère sur ses antécédents. Ces contre-indications (maladie, grossesse pour certains vaccins, allergie) sont bien connues et propres à chaque vaccin.
La question de l’allergie revient systématiquement. Le vaccin ne doit pas être utilisé en cas d’allergie aux substances actives, à l’un des autres composants du vaccin, ou aux résidus à l’état de traces, comme les œufs ou les protéines de poulet.
Deuxième point vérifié : l’état de santé du jour même. La vaccination doit être différée en cas de maladie aiguë avec fièvre. Un simple rhume sans fièvre ne pose en revanche aucun problème.
Une maladie bénigne, même accompagnée d’un peu de fièvre, ne contre-indique pas la vaccination. Nuance utile pour tous ceux qui reportent leur rendez-vous au moindre éternuement.
Le geste, rapide, presque anodin
L’injection en elle-même a pris moins de deux minutes. Ma mère s’attendait à un protocole plus lourd, elle est repartie surprise de sa simplicité.
La vaccination comporte une seule injection mais doit être renouvelée chaque année en raison des modifications de composition du vaccin. Les souches virales évoluent, le vaccin suit, chaque automne remet donc les compteurs à zéro.
Des réactions locales restent possibles, sans gravité. La vaccination contre la grippe peut provoquer des réactions au site d’injection comme douleur, rougeur ou gonflement, et des réactions plus générales telles que fièvre et douleurs musculaires, mais ces réactions sont connues, transitoires et sans gravité.
Ce qui ne commence qu’après : le délai des deux semaines
Le pharmacien a précisé un point que beaucoup ignorent : la protection n’est pas immédiate. Il faut environ deux semaines à l’organisme pour produire suffisamment d’anticorps.
Concrètement, une vaccination fin octobre ne protège pleinement qu’à la mi-novembre. Se faire vacciner tôt dans la saison, avant les premiers pics épidémiques, prend alors tout son sens.
C’est justement cette fenêtre d’octobre qui explique pourquoi les pharmacies et l’Assurance Maladie insistent tant sur la précocité du geste. Près de 19 millions de personnes ont été invitées à se faire vacciner par l’Assurance maladie et la Mutualité sociale agricole pour la saison 2025-2026.
Grippe et Covid, le même jour si besoin
Le pharmacien a aussi proposé la vaccination Covid-19, sur l’autre bras. Les 2 injections peuvent être pratiquées le même jour, sur 2 sites d’injection distincts, ou à des moments différents, sans délai minimum à respecter.
Ma mère a décliné cette fois, préférant échelonner. Rien n’obligeait à cumuler les deux dans la même visite, le choix restait entièrement le sien.
Une couverture vaccinale qui remonte doucement
Les chiffres de fin novembre montrent une dynamique plutôt encourageante chez les seniors. Selon les données de délivrance en pharmacie du panel GERS arrêtées au 23 novembre 2025, le taux de délivrance chez les 65 ans et plus équivaut à une couverture de 49,2 %, soit une progression de 4,8 points par rapport à la saison précédente.
La saison précédente avait pourtant été rude. L’an dernier, la grippe a été sévère pour toutes les classes d’âge avec 30 000 hospitalisations après passage aux urgences et environ 17 600 décès. Un chiffre qui remet en perspective la banalité apparente du petit pansement sur le bras de ma mère, ce jour-là.
Sources : bretagne.ars.sante.fr | ordre.pharmacien.fr | service-public.gouv.fr