Il est 16 heures à l’arrêt de tram Chavant à Grenoble. De nombreuses personnes attendent, assises ou debout, sur le quai. Sur les vitres, deux photographies de l’abbé Pierre sont toujours bien visibles, intégrées à l’exposition consacrée aux résistants de l’Isère. Lorsqu’on interpelle les voyageurs et qu’on leur montre les portraits, les réactions sont immédiates. Marie, 71 ans, habite le quartier. « Je n’y avais jamais prêté attention, mais maintenant que je le vois, ça me choque. C’est dingue que ce soit encore là ! » Un groupe d’étudiants réagit de la même manière. « Donc là, un criminel sexuel est célébré tranquillement… »,…