Après Moscou, ce samedi 5 septembre, Jared Kushner et Steve Witkoff, les émissaires de Donald Trump, vont se rendre à Kiev. Vladimir Poutine a ainsi indiqué que les frappes russes seront stoppées pendant trois jours.
Une trêve des frappes pendant trois jours. Samedi 5 septembre, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué que «le président russe et commandant en chef suprême (Vladimir) Poutine a donné l’ordre de ne pas frapper Kiev pendant trois jours à compter de minuit aujourd’hui».
Cette annonce intervient alors que Jared Kushner et Steve Witkoff, les émissaires de Donald Trump, seront reçus par Vladimir Poutine, ce samedi, dans le cadre d’une médiation visant à mettre fin au conflit.
La veille, Volodymyr Zelensky avait affirmé que Kiev ne bombarderait pas la Russie pendant ces négociations et avait demandé à Moscou d’«assurer réciproquement un cessez-le-feu» pendant «la durée nécessaire à la conduite» des pourparlers.
Bombardement des deux aéroports de Kiev
Volodymyr Zelensky a fait savoir qu’il avait été envisagé que Jared Kushner et Steve Witkoff viennent à Kiev en avion, ce qui serait exceptionnel car l’espace aérien et les aéroports ukrainiens sont fermés depuis le début de l’attaque russe à grande échelle, le 24 février 2022.
Les deux aéroports de la capitale ukrainienne ont par ailleurs été frappés par des bombardements russes dans la nuit de vendredi à samedi. Pour le président ukrainien, «il est clair que ces frappes russes sur les aéroports constituent une réaction aux discussions et aux préparatifs concernant l’éventualité d’un déplacement de la partie américaine en Ukraine par voie aérienne et d’un atterrissage aux aéroports de Kiev ou de Boryspil».
Plusieurs cycles de pourparlers
Le déplacement, événement rare, du directeur de la CIA, John Ratcliffe, la semaine dernière à Moscou, avait suscité de nombreuses spéculations. Selon le Kremlin, il a rencontré les services de renseignements russes.
Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a amorcé plusieurs cycles de pourparlers pour tenter de trouver une issue au conflit. Le dirigeant américain n’a pas précisé si la proposition dont ses émissaires sont porteurs impliquait une cession de territoire de la part de l’Ukraine, comme il l’avait laissé entendre auparavant.