Devant plusieurs milliers de personnes – 12.000 selon les organisateurs – brandissant des drapeaux tricolores ou aux couleurs de LFI, Jean-Luc Mélenchon est revenu, en marge de la braderie de Lille samedi 5 septembre, sur la mauvaise passe de l’économie française et a présenté les habituelles réponses de son mouvement de gauche radicale. « Les prix augmentent, dans un pays où il y a déjà neuf millions de personnes à l’aide alimentaire », a-t-il alerté.

« Si nous gagnons cette élection, nous commencerons immédiatement à faire en sorte que tous les enfants de France mangent gratuitement à la cantine bio », a également lancé le candidat Insoumis pour la présidentielle. « Car les plus grandes économies que nous voulons faire pour rétablir les comptes publics sont des économies de santé. Il faut que le peuple français soit moins malade », a ajouté Jean-Luc Mélenchon, donné par les sondages largement en tête à gauche et même parfois aux portes du second tour.

« Rétablir l’échelle mobile des salaires »

Au pied du beffroi de l’hôtel de ville de Lille, où LFI a réussi une belle percée aux dernières élections municipales en réunissant 33,7 % des voix au second tour, le candidat de la gauche radicale a également proposé le blocage des prix et des loyers. Récitant les classiques de la grammaire Insoumise, il a en outre rappelé sa volonté d’augmenter le Smic et « tous les salaires intermédiaires ».

En cas de « périodes exceptionnelles », alors que l’économie française a évité de peu la récession au deuxième trimestre, il a même promis de « rétablir l’échelle mobile des salaires ». Avec cette mesure, « quand les prix augmentent, les salaires aussi », a résumé le quadruple candidat à la présidentielle.

Le tribun, qui s’exprimera le week-end prochain à la Fête de l’Humanité, a également dit vouloir « établir un indicateur qui ne sera pas seulement celui de l’inflation en général, ni celui du coût de la vie ». « Ce sera un indicateur de développement humain, comme le Programme des Nations unies pour le développement l’a prévu », a-t-il précisé.

L’ex-sénateur socialiste est également revenu sur sa proposition controversée de « foutre au feu » la partie de la dette publique détenue par la Banque centrale européenne, qui ne serait donc jamais remboursée au risque notamment d’une forte inflation. « On a dit la dette à la Banque centrale européenne, pas la dette aux autres prêteurs privés », a-t-il insisté.