L’INPI a annulé la marque « RPR » déposée par deux cadres du RN, une décision saluée par Renaud Muselier qui dénonce une usurpation mémorielle.

L’Institut national de la propriété industrielle (INPI) a mis un terme à une tentative d’appropriation politique et mémorielle. Par une décision rendue le 2 septembre 2026, l’organisme a déclaré nulle la marque « RPR – Le Rassemblement pour la République », qui avait été déposée par Marc-Antoine Ponelle et Franck Allisio, deux responsables du Rassemblement national.

Une annulation pour « dépôt de mauvaise foi »

L’INPI a fondé sa décision sur le motif de « dépôt de mauvaise foi » et a condamné solidairement les deux déposants à verser la somme de 1 200 euros. La procédure avait été initiée par l’association Cap sur l’Avenir 13, présidée par Renaud Muselier, qui a salué dans un communiqué la fin de ce qu’il qualifie d’« usurpation honteuse ».

Dans sa déclaration, Renaud Muselier, ancien militant du RPR et membre de son bureau politique, ancre sa démarche dans une histoire familiale et nationale intimement liée au gaullisme et à la Résistance.

« La croix de Lorraine que ces messieurs ont voulu s’approprier comme on dépose une marque de lessive, mon grand-père, l’amiral Émile Muselier, l’a choisie en juillet 1940 pour distinguer les marins de la France Libre de ceux de Vichy. Mon père, Maurice Muselier, médecin et résistant, est revenu de Dachau. Ce symbole a été payé au prix du sang, de l’exil et des camps. Il appartient à la France et à la mémoire de la Résistance », rappelle-t-il.

« Le RN n’est pas et ne sera jamais le RPR »

L’ancien président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur dénonce une manœuvre politique qu’il juge indécente de la part de responsables dont la famille politique, selon lui, s’opposait historiquement à l’héritage gaulliste.

« Voir cet emblème et ce nom captés par des responsables du Rassemblement national, dont la famille politique combattait la France Libre, relève de l’indécence. Le gaullisme, c’est l’appel du 18 juin, le refus de la capitulation, la République relevée. Ceux qui prétendent aujourd’hui s’en habiller n’en ont ni la filiation, ni la légitimité, ni la moindre parcelle du courage. L’INPI vient de le rappeler en droit ; l’histoire l’avait déjà tranché », affirme Renaud Muselier.

« Le RN n’est pas et ne sera jamais le RPR », martèle-t-il.

Renaud Muselier, qui fut également membre fondateur de l’UMP en 2002 puis des Républicains en 2015, partis héritiers du Rassemblement pour la République, réaffirme son engagement à défendre cet héritage politique.

« Je sais ce que cette histoire doit à ceux qui l’ont faite, et je la défendrai partout où l’on tentera de la détourner », conclut-il, précisant que son association « restera vigilant, à Marseille comme partout en Provence, face à toutes les tentatives de récupération de notre histoire commune ».

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).