RÉCIT – Pensé il y a 20 ans comme un bonus de fidélisation, le service de streaming est devenu un studio primé, un diffuseur sportif majeur et une puissante régie publicitaire. Le plus somptueux produit d’appel jamais placé à l’entrée d’un supermarché.

Le 7 septembre 2006, regarder un film sur Amazon exigeait de la patience et un PC sous Windows. Pour 3,99 dollars, le client lançait un téléchargement poussif, l’avenir avançait à la vitesse d’un fax… Baptisé Unbox, le service promettait une image « qualité DVD », séduisante alors, risible aujourd’hui à l’heure de la résolution d’image en 4K. Amazon brade alors à un centime les épisodes finaux des séries CSI, CSI : Miami et CSI : New York. À cette époque, l’ancienne librairie en ligne veut seulement dématérialiser son rayon DVD.

Un premier tournant survient le 22 février 2011, quand le géant de Seattle ajoute à sa plateforme plus de 5 000 films et épisodes de séries, sans supplément. Bonus accessoire à l’abonnement Prime, qui pour 79 dollars par an offre la livraison gratuite et rapide, la vidéo est avant tout un produit d’appel, pour rendre l’offre plus attractive. Mais avec le temps, ce bonus se transforme en un outil puissant pour fidéliser les clients.

Des séries notées comme des grille-pain

Amazon franchit une…

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Le Figaro

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