Cette année, la Gamescom a surtout brillé à travers les « petits » jeux, ces indépendants qui ont de la créativité à revendre pendant que nombre de gros studios s’égarent dans les affres de la modernité mal placées (c’est vous que je regarde, Stranger Than Heaven et Tomb Raider : Legacy of Atlantis). De véritables bouffées d’air frais dans un agenda quotidien de meetings très chargés pour nos pauvres plumes. Bien qu’il eut été trop long d’aborder chaque titre par le biais d’une preview complète, nous tenons à présenter une grosse dizaine de pépites en devenir à suivre, wishlister et surveiller.

About Fishing (Kelma)

About Fishing | Source : The Water MuseumIl y a quelque chose de magnétique dans ce jeu. Est-ce sa direction artistique low poly qui donne l’impression que des photos ont été collées sur la tronche des personnages ? Le fait que ce soit un jeu de pêche tout à fait honnête, avec en plus un système d’amélioration de la canne et une mécanique de rangement de nos poissons dans une valise comme dans Resident Evil 4 ? À moins que ce soit la promesse qu’au-delà de la pêche se cache un jeu d’enquête et de mystère ?

About Fishing | Source : PlaystackQuoi qu’il en soit, on a bien rigolé devant la proposition qui joue à fond sur l’absurde dans sa narration entre deux prises réussies. On a même eu droit à une vidéo exclusive avec le sieur Ben Starr (Clair Obscur : Expedition 33, Final Fantasy XVI) en sirène, gag à constater sur le côté gauche de ce paragraphe. On a profité de l’occasion pour demander si l’interview de Abel « The Weeknd » Tesfaye dans le Washington Post pour vanter About Fishing avait eu un impact significatif sur les wishlists du jeu sur Steam. Je n’ai pas eu droit à un chiffre exact, mais le terme « big boom » a été utilisé.

Cassette Beasts 2002 (Cael)

Cassette Beasts 2002 | Source : Bytten StudioEn 2022, quand je roulais encore pour La Crème du Gaming (quelle époque), le Pokémon-like Cassette Beasts avait été mon tout premier rendez-vous de Gamescom de ma jeune carrière. J’aurais difficilement pu rêver mieux : l’ingéniosité de Bytten Studio pour renouveler la formule consacrée de Game Freak à l’aide de combats en 2v2, d’une couche narrative développée et de grosses louches d’écriture lovecraftienne m’avait fait l’effet d’une décharge électrique. Aujourd’hui, le studio revient avec Cassette Beasts 2002, et le résultat paraît encore plus maîtrisé.

Il s’agit maintenant de se rendre à Londres – pardon, Nodnol – pour enquêter sur la disparition d’une amie, retrouver le destinataire d’un drôle de dessin ou poursuivre l’histoire du premier épisode. C’est à nous de choisir l’origine de notre personnage parmi ces trois options et le développeur assure que cela va influencer l’histoire (déjà mieux que Cyberpunk 2077 ?). Côté narration, Bytten s’inspire maintenant de Persona avec la possibilité de basculer du monde fantôme vers la réalité d’un simple coup de téléphone. Nous avons aussi pu voir l’équivalent du système Nemesis de La Terre du Milieu : L’Ombre du Mordor : quand certaines bestioles nous échappent, elles nourrissent une fervente rancœur à notre égard et partent s’entraîner pour se venger, prenant en compte la formation de notre dernière équipe pour altérer leurs capacités en conséquence (par exemple, en apprenant des résistances élémentaires spécifiques).

Cassette Beasts 2002 paraît absolument énorme au premier abord, avec plein de détails subtils et des constructions narratives astucieuses que je choisis aujourd’hui de garder secrètes pour vous laisser la surprise. Paraît-il aussi qu’il y aura des ponts dressés vers le premier jeu du studio (Lenna’s Inception) d’après des joueurs attentifs sur le net. Autant dire qu’on attend ce RPG avec impatience. Ça arrive en mars 2027.

Locator : The Search for Abigail Lidari (Kelma)

Locator | Source : Empty ExhibitLocator, c’est GeoGuessr qui rencontre Return of the Obra Dinn. On incarne une personne chargée de retrouver une femme perdue sur une planète alien. Cette dernière laisse derrière elle des indices sous forme de photos. Armé uniquement d’une carte, il va s’agir de placer un point sur l’endroit exact où la photo a été prise. Sachant que, comme dans le chef-d’œuvre de Lucas Pope, les bonnes réponses sont validées trois par trois. Si le premier niveau servait à présenter le concept, le second permet tout de suite de montrer comment le studio compte complexifier la chose.

Sur une toute nouvelle carte, les photos deviennent plus difficiles à placer et demandent de faire beaucoup plus attention aux détails. D’autres doivent être recoupées avec des informations obtenues sur des documents et l’on se retrouve à jongler entre les deux pour trouver l’emplacement exact. Utiliser l’information dans un texte, puis un tableau pour la traduire en symbole extraterrestre, pour enfin trouver ce dernier sur la carte est un processus de réflexion assez intéressant. La direction artistique ne nous a pas emballés, mais le concept est fascinant et on nous promet « des puzzles qui s’étendront sur plusieurs niveaux au fil de la progression ».

When Sirens Fall Silent (Cael)

When Sirens Fall Silent | Source : LKAÀ quelques bornes de Rome, dans la campagne, une enquêtrice s’avance dans une maison délabrée. Il y a quelques dizaines d’années, la police a déjà enquêté ici. Une sale affaire d’inceste. Notre lampe à UV révèle des taches de sang dans la chambre ; c’était une véritable boucherie. D’autres papiers (ainsi qu’une voix dans notre tête) suggèrent la présence d’une mystérieuse sirène dans les eaux de la rivière. Après quelques puzzles élémentaires de survival-horror, l’enquêtrice tombe sur le corps dénudé d’une jeune prostituée, accrochée par les bras ; ses jambes sont à moitié rongées par ce qui pourrait être un prédateur aquatique. Dans un dernier souffle, la femme affirme que, si c’était à refaire, elle reviendrait ici et subirait le même sort… Pourquoi ? Voilà la question qu’il va falloir élucider. En tout cas, par ici, les jeunes femmes n’ont pas l’air d’avoir leur happy ending…

Dès sa première bande-annonce, When Sirens Fall Silent m’a tapé dans l’œil. Son drame policier et sa mise en scène ont quelque chose d’affreusement poisseux, de vilain, de crade. Il s’agit du nouveau titre du studio italien LKA, qui avait notamment créé la polémique avec une scène d’autopsie dans son précédent titre Martha is Dead. « Chez nous, la violence n’est pas une fin en soi, mais une nécessité absolue pour raconter nos histoires. Il serait inadmissible d’évoquer un sujet aussi grave que la traite d’êtres humains sans en exposer toute la brutalité. Nous avons trop banalisé l’évocation de ces sujets dans la culture populaire et l’actualité », confie le directeur créatif Luca Dalcò. Nous retrouvons quelques synthétiseurs dans la bande-son, une surprise bienvenue qui vient instantanément rappeler les films de Dario Argento, tout en soulignant l’époque où se déroule l’enquête.

Vous l’aurez compris, je trouve que When Sirens Fall Silent se montre à la hauteur de ses ambitions, et le jeu s’annonce sans peine comme étant le meilleur du studio jusqu’ici. Dans la version finale, nous pourrons aussi compter sur des dialogues à embranchements, qui pourront mener à différents cheminements de l’enquête et/ou mystères optionnels, sans drastiquement altérer la conclusion nous dit-on. C’est ambitieux, c’est brut sans devenir ostentatoire, c’est à suivre.

Appulse (Kelma)

Appulse | Source : Le RadoLe petit studio français Le Rado propose un concept simple : une boucle roguelite au flipper. On a beau souffler un peu du nez de prime abord devant une énième Balatro-isation d’un jeu traditionnel, force est de constater que Le Rado a bien bossé sa proposition. En plus de contrôler les flippers avec nos gâchettes, notre bille sera équipée d’armes à feu sur les côtés (colt, fusil à pompe, carabine ou autre) qu’il faudra diriger avec le joystick droit pour tirer. Le jeu se découpe en deux phases : une pour le scoring et une pour la défense de notre barre de vie.

La première se joue comme un flipper normal, où l’on doit scorer un maximum avant la fin du temps imparti pour gagner des niveaux, choper des améliorations aléatoires et optimiser son build comme dans n’importe quel roguelike. On pourra même utiliser son arme dans la direction opposée pour profiter du recul et nous donner l’impulsion parfois nécessaire pour aller au bout d’un tunnel, par exemple. Lors de la deuxième phase, des vagues d’ennemis envahissent le plateau et se dirigent vers le centre pour s’attaquer à notre cœur. Il s’agit alors de les charger avec notre bille ou de leur tirer dessus, sachant que les munitions de notre bille se rechargent uniquement lorsqu’elle est envoyée par l’un des flippers. C’est très fun, la boucle de gameplay fonctionne bien et il y a une démo sur Steam si vous êtes curieux.

* La fiche d’Appulse

Vaewolf (Cael)

Vaewolf | Source : Megabit PublishingAujourd’hui, il est parfois difficile de se retrouver dans la grande famille des Hades-like. Ce ne sont plus les roguelites d’action en cel-shading qui manquent. Cependant, Vaewolf se distingue par sa nervosité et son somptueux style graphique, qui, pour moi, n’a rien à envier au travail d’orfèvre de Supergiant Games. Nous incarnons un jeune elfe dont le clan a été décimé par un loup-garou ; mordu, l’archer devient aussi lycanthrope et se voit recueilli par un vampire, qui finira par le mordre aussi (à sa demande) pour le transformer en mythique « vaewolf ».

Cela veut simplement dire que notre avatar peut changer de forme à la volée. Elfe, il crible les ennemis de flèches ; loup-garou, il les déchiquette de ses griffes et brise leur armure ; vampire, il les fouette jusqu’au sang et déchaîne des malédictions de zone. Trois approches complémentaires qui induisent un gameplay très nerveux. Tout l’intérêt est de se transformer en permanence pour réagir à la situation et enchaîner les compétences. À la fin de chaque salle, nous récoltons de sempiternelles reliques pour améliorer nos aptitudes, et ces bonus peuvent significativement altérer notre gameplay de base. Très réactif, Vaewolf procure un plaisir instantané, et paraît déjà être l’un des meilleurs héritiers de l’esprit Supergiant Games. À part, peut-être, sur l’histoire, qu’il faudra juger sur pièces.

Bad Magpie (Kelma)

Bad Magpie | Source : MilktoothDévoilé lors du Xbox Games Showcase de juin dernier, Bad Magpie peut être grossièrement résumé en disant qu’il s’agit d’Untitled Goose Game, mais avec une pie et un penchant plus affirmé pour le collectathon. Les membres du studio m’ont également cité comme inspirations Pikuniku et Inside (pour la structure, pas pour la direction artistique vous vous en doutez). Il s’agit ici de contrôler une pie ayant perdu l’usage de ses ailes et d’explorer des niveaux bourrés de petits puzzles pour récupérer des fragments de cristaux, puis de les ramener à un gros dragon par dizaines pour passer à l’étape suivante.

C’est très mignon et plutôt marrant d’essayer de trouver des solutions pour pallier le fait que l’on ne vole pas. Il s’agira de poser une branche près d’un caillou puis de donner un coup de bec pour qu’une étincelle l’enflamme et que l’on ait une torche. Ou bien se coincer la tête dans un mégaphone pour pouvoir crier jusqu’à en briser des vitres. Ça sent bon le petit jeu très court, mais très sympathique à faire.

Cresata (Cael)

Cresata | Source : Shatter Flask / Rocket Panda GamesAu soir de ma première journée de Gamescom, je n’avais qu’une certitude : les gros jeux étaient décevants, les indés étaient des bouffées d’air frais. Et aucun autre indé, ce jour-là, ne m’a plu comme Cresata. À la croisée des genres entre Celeste, Strider 2 et les vieux Castlevania, ce pur jeu d’action-plateformes suit l’aventure de Phaedon d’Arsica, preux chevalier qui est trahi et emprisonné par un ami fidèle. À sa libération, il n’a qu’une idée en tête : se venger.

Cresata s’adresse d’abord aux mordus de plateforme à l’ancienne et de speedrunning. Purement linéaires, ses niveaux sont divisés en nombreuses sous-sections qu’il convient de toutes perfectionner et traverser en temps record sans mourir ni épargner d’ennemis pour obtenir le score maximal ; cependant, il est bien entendu possible de traverser l’histoire sans se soucier du score et de simplement s’amuser à fracasser des chevaliers. Notre protagoniste est armé d’un grappin, et il est possible de se balancer ou se propulser d’un bond à travers les points d’accroche pour filer comme une fusée. Maîtriser la physique du titre permet d’enchaîner les cascades en un éclair. C’est parfaitement grisant. Tout cela dans un écrin pseudo-3D du plus bel effet, avec des rotations de décor qui rappellent les plus grands moments de la puce Super FX sur SNES. Reste à améliorer les effets visuels et les impacts, mais cela ne devrait pas poser de problème.

Si la proposition vous plaît déjà, vous pouvez soutenir Cresata et lui envoyer quelques écus à travers sa page Kickstarter.

Cairn : On The Trail (Kelma)

Cairn : On the Trail | Source : The Game BakersThe Game Bakers reviennent avec un DLC pour Cairn qui propose en réalité bien plus que juste trois nouvelles petites zones d’escalade. D’un point de vue scénaristique, ça se passera avant le jeu de base et l’on pourra incarner Ava ou Marco (le boss) qui s’entraîne sur ces trois nouveaux terrains de jeu avant de tenter l’ascension du Mont Kami. Les deux personnages se jouent différemment, puisque Marco est plus petit et a moins d’allonge, mais plus d’endurance.

En plus de ça, il s’agira de bien choisir son sac, mais aussi quoi mettre dedans avant de se lancer, puisqu’on ne trouvera que très peu d’objets lors de l’escalade. Le studio propose aussi un système de barre d’énergie qui se consomme si l’on fait une chute et affiche un game over une fois à zéro. De quoi compenser le fait que les cartes sont relativement petites pour que la difficulté reste malgré tout au rendez-vous, puisque le studio part du principe que vous avez fini le jeu de base avant de faire le DLC, et ça se ressent sur les parcours possibles.

Knuckle Paradise (Cael)

Knuckle Paradise | Source : ARTEDéveloppé par le studio français Flying Oak Games (ScourgeBringer, NeuroVoider), le beat ’em up Knuckle Paradise abandonne les systèmes roguelites de ses grands frères pour se focaliser sur la spécialité auto-décrite du studio : les sensations de bagarre, dixit le game designer Thomas Altenburger. Au premier abord, c’est très réussi. Nous incarnons Jane, ex-combattante qui a rangé les gants pour se reconvertir en garde du corps. Elle se retrouve kidnappée et inscrite malgré elle à un grand tournoi underground d’arts martiaux, et pour s’échapper, elle se voit obligée de redevenir la broyeuse de crânes qu’elle était auparavant, à son grand désarroi. Elle s’associe à une poule de combat, aussi.

Par son ton et ses graphismes, Knuckle Paradise évoque volontiers la bande-dessinée française de série B. Rien que le pitch a dû l’évoquer à certains lecteurs. Humour et pathos sont présents en quantités égales. Enfin, l’action, vue de dessus, est nerveuse et rapidement impactante, bien que la caméra soit parfois un peu trop éloignée pour conserver la clarté ; retour aussi proposé à Altenburger, qui assure que la lisibilité est toujours en travaux. Bien. Avec un système de combos variés, des options aériennes intéressantes et une poule de combat qui peut autant briser les boucliers que pondre des œufs pour redonner quelques points de vie dans les situtions difficiles, ce nouveau beat ’em up (signé chez ARTE, pour info) a tout pour plaire aux amateurs du genre.

Battle Vision (Kelma)

Battle Vision | Source : Capybara GamesEncore un roguelite pour conclure de mon côté, mais il s’agit cette fois d’un puzzle-game avec une grille sur laquelle il va falloir regrouper le même type de bonhommes, soit en colonne de trois pour attaquer, soit en ligne pour se créer du bouclier. En face de nous, notre ennemi fait de même et il s’agit d’être le premier à envoyer le plus de bonhommes chez l’adversaire. Un concept pas forcément facile à appréhender de prime abord, surtout quand on y ajoute une couche roguelite.

Entre les capitaines qui ont des pouvoirs, les passifs que l’on choisit en début de run, les lieutenants que l’on peut poser sur le plateau et ayant chacun un gameplay différent et les objets consommables, ça faisait beaucoup d’informations à encaisser pour un rendez-vous de trente minutes. On aurait aimé avoir plus de temps pour appréhender le concept qui est beaucoup moins accessible qu’Appulse, mais la direction artistique colorée est accrocheuse et on espère l’arrivée d’une démo tôt ou tard.

Matelotes (Cael)

Matelotes | Source : La Poule NoireAprès le point ‘n click Edgar – Bokbok à Boulzac et le RPG narratif To Hell With the Ugly (étonnante relecture de l’œuvre de Boris Vian), ainsi que du codéveloppement sur le récent jeu d’enquête Looking For Fael, le studio français La Poule Noire revient chez ARTE avec ce jeu de plateau roguelite qui évoque directement le pitch d’une bande-dessinée franco-belge. Trois matelotes (!) partent à l’aventure pour retrouver la royale poule noire (!!), qui a disparu, mais leur problème, c’est qu’elles ne sont ni préparées, ni très malines, et que beaucoup de péripéties les attendent. En plus, il y a quatre autres factions – bien plus compétentes sur le papier – qui sont dans la course.

Avant toute chose, Matelotes est surtout particulièrement drôle. Chaque événement aléatoire est ponctué d’une description où jeux de mots, humour de situation et clins d’œil (pas trop appuyés) s’enchaînent pour donner le sourire. Nos petites matelotes sont très attachantes, avec des personnalités marquées et une dynamique de groupe vraiment rigolote, qui ne fera que s’enrichir au fil des recrutements. En termes de gameplay, nous avons plusieurs voies maritimes à suivre, chacune avec son lot de dangers, et l’essentiel est d’arriver à gérer repos, intégrité du bateau, argent et nourriture pour arriver à bon port sans être dépassé par les autres factions. C’est rudement difficile au début, mais l’échec fait partie intégrante du quotidien de nos héroïnes, après tout !

Nekome : Nazi Hunter (Cael)

Nekome : Nazi Hunter | Source : ProbablyMonstersOn termine cette sélection avec le simulateur de chasse aux nazis Nekome : Nazi Hunter. Tout est dans le titre. D’après le studio ProbablyMonsters, nekome signifie « vengeance » en yiddish, et c’est exactement de cela qu’il s’agit ; après que les plus fidèles lieutenants du Führer assassinent la famille de notre protagoniste Vano Nastasu sous ses yeux, pour la simple et unique raison qu’ils étaient roms, le jeune homme s’entraîne au couteau pour aller expliquer à ces messieurs en noir tout le mal qu’il pense de leurs pratiques.

À l’inverse d’un Wolfenstein, par exemple, Nekome : Nazi Hunter opte pour des graphismes stylisés qui lui donnent d’emblée de la personnalité. Notez aussi qu’il ne s’agit pas d’un FPS, mais bien d’un jeu d’action à la troisième personne, où le but est de tabasser des nazis jusqu’à ce que mort s’ensuive. J’ai toujours apprécié ce synopsis, personnellement. Pour l’instant, le titre manque de patate dans les coups et devrait revoir ses animations pour créer des gestes plus impactants, plus facilement lisibles aussi ; cependant, le pitch global est bon, l’esthétique est intéressante, et les bases sont là. À voir !