De notre envoyé spécial
Située non loin des pistes de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, comme une bonne partie des installations d’Airbus, l’usine Jean-Luc Lagardère est bien connu des Toulousains pour avoir servi à assembler l’A380, l’ex-très gros-porteur du groupe, dont la production s’est arrêtée en 2021. Haute de 46 m et mesurant 490 m de long et 250 m de large, cette usine – la plus grande d’Europe – a été transformée en 2023 pour assembler les avions de la famille A320 : l’A320, l’A321 et l’A321 XLR.
Elle est aujourd’hui au cœur de la stratégie de montée en cadence du groupe, qui tente de retrouver ses niveaux de production prépandémie, et vient d’y inaugurer, en juin, une deuxième ligne dédiée à l’A320. « À terme, sur Toulouse, l’ensemble des avions de la famille A320 y sera assemblé », explique Thierry Masse, directeur des opérations, lors d’une visite à destination de la presse régionale, jeudi.
Des attentes spécifiques pour chaque compagnie
« On est ici en bout de chaîne », poursuit-il. Les 1.000 salariés qui y travaillent – 2.000 à terme lorsque les deux lignes seront à pleine cadence – y reçoivent et y assemblent les différentes parties de l’avion, qui arrivent déjà « assemblées et équipées » d’autres sites du groupe par Beluga, l’avion-cargo d’Airbus. La partie avant du fuselage vient de l’usine Airbus Atlantic de Montoir-de-Bretagne, près de Saint-Nazaire, la partie arrière d’Hambourg en Allemagne, les ailes de Broughton au Royaume-Uni.