« Dansons la Ravachole, vive le son, vive le son, dansons la Ravachole, vive le son de l’explosion. » Son nom est devenu un chant anarchiste, un synonyme de rébellion, Hergé en a fait un juron dans la bouche du capitaine Haddock dans Tintin. Il est aussi chanté par Renaud ou cité dans Salut à toi , l’hymne libertaire des punks de Bérurier noir.

Ravachol, c’est une légende, un mythe populaire. Son histoire, pleine de rebondissements invraisemblables, lui vaudra le nom de Rocambole de l’anarchisme. Mais, s’il a été guillotiné à Montbrison, c’est bien parce qu’il a tué un homme pour lui voler son argent.

Une naissance rue de l’Oie

Comment ce gamin, né dans la misère à Saint-Chamond, est devenu criminel puis poseur de bombe et une figure anarchiste qui a traversé les siècles ? Ravachol lui-même le raconte, dans ses mémoires, dictées à ses geôliers alors qu’il est incarcéré. Une source précieuse* qui, associée aux données des archives, permet de retracer son itinéraire.

Tout commence un matin…